Je vais te révéler un secret : la majorité des adoptés n'a rien à >foutre de leurs géniteurs. Il y a quelques personnes qui font l' >actualité car ils veulent et que c'est horrible bouh, mais la grand >majorité a des parents (ceux qui les ont élevé), point.
En ce qui me concerne, je m'en fous un peu ('fin, c'est pas exactement ça, mais en résumé, c'est l'idée : je n'ai jamais voulu chercher mes parents biologiques, et je ne pense pas les chercher un jour).
Mais c'est loin d'être le cas chez la majorité des enfants adoptés que j'ai pu un jour croiser (ma sœur, par exemple, s'est mise à la recherche de ses parents biologiques et compte bien un jour les rencontrer).
Après est-ce important en soi, de connaître sa filiation et ses origines biologiques ?
Dans l'absolu, je dirais que non.
Mais ici et maintenant, m'est avis que ça va beaucoup dépendre de l'imaginaire social autour de la filiation et de la parenté, et de la manière dont cet imaginaire structure l'identité individuelle.
Pour l'instant, au doigt mouillé et dans nos sociétés européennes, je dirais qu'on attache encore beaucoup d'importance à cet imaginaire : l'imaginaire et les représentations autour de la famille certes ont beaucoup évolué (famille monoparentale, bébé éprouvette, famille recomposée, etc.) mais il reste encore de nombreuses scories de notre histoire et de notre passé (patriarcal, centré sur la famille, etc.).
Ce qui à mon sens explique que, contrairement à ce que tu affirmes, de nombreux enfants adoptés (au moins ceux que j'ai connu) au minimum s'interrogent sur leurs origines biologiques, et bien souvent vont jusqu'à essayer de les retrouver.
Après, les choses peuvent (et, très probablement, vont) évoluer, je ne dis pas le contraire.
[^] # Re: Une vraie question
Posté par Passant . En réponse au journal Que faire cet après-midi ?. Évalué à 7.
En ce qui me concerne, je m'en fous un peu ('fin, c'est pas exactement ça, mais en résumé, c'est l'idée : je n'ai jamais voulu chercher mes parents biologiques, et je ne pense pas les chercher un jour).
Mais c'est loin d'être le cas chez la majorité des enfants adoptés que j'ai pu un jour croiser (ma sœur, par exemple, s'est mise à la recherche de ses parents biologiques et compte bien un jour les rencontrer).
Après est-ce important en soi, de connaître sa filiation et ses origines biologiques ?
Dans l'absolu, je dirais que non.
Mais ici et maintenant, m'est avis que ça va beaucoup dépendre de l'imaginaire social autour de la filiation et de la parenté, et de la manière dont cet imaginaire structure l'identité individuelle.
Pour l'instant, au doigt mouillé et dans nos sociétés européennes, je dirais qu'on attache encore beaucoup d'importance à cet imaginaire : l'imaginaire et les représentations autour de la famille certes ont beaucoup évolué (famille monoparentale, bébé éprouvette, famille recomposée, etc.) mais il reste encore de nombreuses scories de notre histoire et de notre passé (patriarcal, centré sur la famille, etc.).
Ce qui à mon sens explique que, contrairement à ce que tu affirmes, de nombreux enfants adoptés (au moins ceux que j'ai connu) au minimum s'interrogent sur leurs origines biologiques, et bien souvent vont jusqu'à essayer de les retrouver.
Après, les choses peuvent (et, très probablement, vont) évoluer, je ne dis pas le contraire.