Les théories de Freud n'ont jamais été démontrée pour la plupart !
Si Freud a été un peu merdique sur ce point (comme tout bon médecin en employant l'expression de "science psychanalytique"), la psychanalyse n'a jamais prétendu être une démarche scientifique. Le sujet d'étude lui même, à savoir la subjectivité est d'ailleurs à l'antithèse de tout ce que la science peut prétendre aborder.
Elle n'est pas non plus du soin. Le problème n’étant pas le symptôme mais la souffrance qu'il génère, il ne s'agit pas de guérir mais de se réapproprier ce qui est soi pour apprendre à vivre avec.
La ou l'approche thérapeutique va viser à donner les moyens au sujet de faire face à sa difficulté : moyens chimiques (medocs), psycho-techniques (relaxation, pensée positive, sophrologie), conditionnement (thérapie comportementale). La psychanalyse cherche avant tout à amener le sujet à inscrire la difficulté dans son histoire. Cela ne la fera pas forcement disparaître mais lui donnera un sens et permettra l'appropriation (c'est ma peur, ma tristesse) et finalement la liberté et le choix. Ce qui explique d'ailleurs qu'elle soit - contrairement à la religion ou à la psychiatrie - toujours bannie par les dictatures quelles quelles soient.
Dans le cadre de cette démarche, la psychanalyse a développé des outils théoriques sur lesquels s’appuyer (typiquement des études de cas - ce qui constitue d'ailleurs la majorité de l’œuvre de Freud). Ces outils, par le regard nouveau qu'ils ont apporté sur la subjectivité, le langage, les interactions sociales ont été un moteur important pour les sciences humaines et en particulier l’anthropologie.
Je te recommande de parcourir "L'histoire de la folie à l'age classique" de Michel Foucault et "Les enfants de Sanchez" d'Oscar Lewis, comme préalable, si tu t’intéresses à la question.
[^] # Re: Une vraie question
Posté par Joris Dedieu (site web personnel) . En réponse au journal Que faire cet après-midi ?. Évalué à 9.
Si Freud a été un peu merdique sur ce point (comme tout bon médecin en employant l'expression de "science psychanalytique"), la psychanalyse n'a jamais prétendu être une démarche scientifique. Le sujet d'étude lui même, à savoir la subjectivité est d'ailleurs à l'antithèse de tout ce que la science peut prétendre aborder.
Elle n'est pas non plus du soin. Le problème n’étant pas le symptôme mais la souffrance qu'il génère, il ne s'agit pas de guérir mais de se réapproprier ce qui est soi pour apprendre à vivre avec.
La ou l'approche thérapeutique va viser à donner les moyens au sujet de faire face à sa difficulté : moyens chimiques (medocs), psycho-techniques (relaxation, pensée positive, sophrologie), conditionnement (thérapie comportementale). La psychanalyse cherche avant tout à amener le sujet à inscrire la difficulté dans son histoire. Cela ne la fera pas forcement disparaître mais lui donnera un sens et permettra l'appropriation (c'est ma peur, ma tristesse) et finalement la liberté et le choix. Ce qui explique d'ailleurs qu'elle soit - contrairement à la religion ou à la psychiatrie - toujours bannie par les dictatures quelles quelles soient.
Dans le cadre de cette démarche, la psychanalyse a développé des outils théoriques sur lesquels s’appuyer (typiquement des études de cas - ce qui constitue d'ailleurs la majorité de l’œuvre de Freud). Ces outils, par le regard nouveau qu'ils ont apporté sur la subjectivité, le langage, les interactions sociales ont été un moteur important pour les sciences humaines et en particulier l’anthropologie.
Je te recommande de parcourir "L'histoire de la folie à l'age classique" de Michel Foucault et "Les enfants de Sanchez" d'Oscar Lewis, comme préalable, si tu t’intéresses à la question.