• # Ne pas confondre prix et coût

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal En parlant de publicité. Évalué à 10.

    J'ai travaillé pendant 13 ans dans la grande distribution. Pour les produits vendus par ce canal le prix des produits est quasiment sans rapport avec le prix auquel il a été acheté, le maître mot des merchandisers étant "péréquation". Pour faire simple il s'agit
    - de fixer le taux de marge brute attendue par le magasin (entre 10% pour un hyper et jusqu'à 25% pour une supérette)
    - de lister les produits les plus "concurrencés" (volume, notoriété…)
    - de déterminer les prix de ceux-ci en fonction de relevés de prix dans les magasins concurrents
    - d'établir le prix du reste en fonction des facings dévolus à chacun et des volumes attendus
    Évidemment biens d'autres éléments viennent interférer, notamment le fait que le magasin est lui aussi un vendeur de pub : mise en avant, têtes de gondole, animations… tout se paie. Mais aussi l'interdiction (très théorique) de vendre à perte, le rôle amplificateur des plate-formes logistiques….

    Si l'on admet (mais on n'a jamais su en mesurer les résultats) que la finalité de la publicité est d'obtenir une position dominante sur un marché, on arrive parfois (souvent ?) au paradoxe que vous payez cette publicité essentiellement dans le prix de ceux qui n'en font pas (de pub)

    Comme toujours il est illusoire de vouloir corriger le système à la marge : si vous n'aimez pas la pub (et c'est mon cas) il faut aussi envisager de modifier en profondeur tout le système de distribution. Et donc de production. Par exemple pour considérer l'humain d'abord. Moi je suis d'accord !