Bof, ses compétences techniques, je n'y crois pas trop. Je crois que lui-même reconnait que beaucoup de contributeurs sont meilleurs que lui techniquement. Il est assez fort pour comprendre ce qui se passe et il a forcément une grosse expérience des problèmes techniques liés aux gros projets complexes, mais son apport est avant tout managérial. Il gueule, donne des directives, prend des décisions. Il ne faut pas oublier que, contrairement à un patron, il ne peut pas donner d'ordres ; le respect que les gens lui porte n'est absolument pas imposé. S'il commence à merder, tout l'écosystème va s'effondrer.
Le libre est un peu particulier, le fait que la contribution soit volontaire (quand elle n'est pas bénévole) influence forcément les relations entre les gens. Si tu téléphones à Microsoft (ou même à n'importe quelle boite de support pour Linux), tu payes pour le service, ils vont être tout mielleux au bout du fil même si tes questions sont con. Si tu poses une question débile sur une mailing list de logiciels libres, tu vas te prendre un RTFM bien senti. Ce que tu appelles agressivité c'est peut-être aussi de la franchise, et c'est ça qui permet à une communauté de tenir ; les relations entre les gens ne sont pas faussées par des liens de subordination (patron-employé, client-fournisseur, …), elles sont certainement plus similaires à celles qu'auraient des gens qui ne se connaissent pas dans la rue : quand on te demande une direction, tu la donnes si tu la connais, si tu ne sais pas et que l'autre iniste, tu lui dis d'aller s'acheter une carte.
Après, on peut partir du principe que la franchise est nuisible ; c'est une position que prennent beaucoup de politiques et de diplomates. Sincèrement, j'ai plutôt l'impression que les meilleures réunions sont celles où les gens sont francs de bout en bout. Bon, de là à dire aux gens de fermer leur gueule, c'est un peu violent, mais au moins le gars réfléchira à deux fois avant de rebalancer des arguments foireux.
[^] # Re: Comme quoi y'a pas que RMS
Posté par arnaudus . En réponse au journal Linus pas content. Évalué à 8.
Bof, ses compétences techniques, je n'y crois pas trop. Je crois que lui-même reconnait que beaucoup de contributeurs sont meilleurs que lui techniquement. Il est assez fort pour comprendre ce qui se passe et il a forcément une grosse expérience des problèmes techniques liés aux gros projets complexes, mais son apport est avant tout managérial. Il gueule, donne des directives, prend des décisions. Il ne faut pas oublier que, contrairement à un patron, il ne peut pas donner d'ordres ; le respect que les gens lui porte n'est absolument pas imposé. S'il commence à merder, tout l'écosystème va s'effondrer.
Le libre est un peu particulier, le fait que la contribution soit volontaire (quand elle n'est pas bénévole) influence forcément les relations entre les gens. Si tu téléphones à Microsoft (ou même à n'importe quelle boite de support pour Linux), tu payes pour le service, ils vont être tout mielleux au bout du fil même si tes questions sont con. Si tu poses une question débile sur une mailing list de logiciels libres, tu vas te prendre un RTFM bien senti. Ce que tu appelles agressivité c'est peut-être aussi de la franchise, et c'est ça qui permet à une communauté de tenir ; les relations entre les gens ne sont pas faussées par des liens de subordination (patron-employé, client-fournisseur, …), elles sont certainement plus similaires à celles qu'auraient des gens qui ne se connaissent pas dans la rue : quand on te demande une direction, tu la donnes si tu la connais, si tu ne sais pas et que l'autre iniste, tu lui dis d'aller s'acheter une carte.
Après, on peut partir du principe que la franchise est nuisible ; c'est une position que prennent beaucoup de politiques et de diplomates. Sincèrement, j'ai plutôt l'impression que les meilleures réunions sont celles où les gens sont francs de bout en bout. Bon, de là à dire aux gens de fermer leur gueule, c'est un peu violent, mais au moins le gars réfléchira à deux fois avant de rebalancer des arguments foireux.