Lorsque je prend ma voiture pour aller en ville, l’avantage que j’en retire est énorme, et la pollution supplémentaire produite est absolument infime. Par conséquent je prend systématiquement ma voiture, car ça ne sert strictement à rien si les autres ne se comportent pas comme moi. J’agis en comparant le coût (le désagrément de la pollution) et le bénéfice (la facilité de déplacement).
Par contre, la pollution crée par chacune des voitures des gens qui vont en ville, c’est-à-dire la somme totale des pollutions individuelles, représente pour moi un désagrément qui vaudrait que je laisse ma voiture au garage. Là encore j’agis en comparant le coût (pollution totale de l’ensemble des transports citadins) et le bénéfice (mes propres déplacements), sauf que dans ce cas là, les autres s’engagent à faire de même, ce qui réduit la pollution de manière notable, et donc le coût devient très largement supérieur au bénéfice que j’en retire : je ne prends pas la voiture.
Par conséquent, si j’avais l’assurance que l’ensemble des personnes faisait un effort pour réduire leur utilisation de la voiture, réduisant la pollution de manière non négligeable, alors je serais prêt moi aussi à faire cet effort. Et cela peut-être vrai pour une grande majorité d’individus.
La pollution est une externalité négative. Dans le cadre individuel, elle sera sur-produite, car chacun de son côté a une contribution infime à un désagrément produit sur tout le monde. Par contre au niveau social, chacun serait prêt à faire une effort si et seulement si il était assuré que la grande majorité de la société fasse l’effort.
Du coup, le seul moyen de rendre compte des externalités, négatives comme positives, est de passer un contrat individu—société. Bref, de prendre une décision démocratique.
[^] # Re: Oups...
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Le CDI doit disparaître. Évalué à 0.
Lorsque je prend ma voiture pour aller en ville, l’avantage que j’en retire est énorme, et la pollution supplémentaire produite est absolument infime. Par conséquent je prend systématiquement ma voiture, car ça ne sert strictement à rien si les autres ne se comportent pas comme moi. J’agis en comparant le coût (le désagrément de la pollution) et le bénéfice (la facilité de déplacement).
Par contre, la pollution crée par chacune des voitures des gens qui vont en ville, c’est-à-dire la somme totale des pollutions individuelles, représente pour moi un désagrément qui vaudrait que je laisse ma voiture au garage. Là encore j’agis en comparant le coût (pollution totale de l’ensemble des transports citadins) et le bénéfice (mes propres déplacements), sauf que dans ce cas là, les autres s’engagent à faire de même, ce qui réduit la pollution de manière notable, et donc le coût devient très largement supérieur au bénéfice que j’en retire : je ne prends pas la voiture.
Par conséquent, si j’avais l’assurance que l’ensemble des personnes faisait un effort pour réduire leur utilisation de la voiture, réduisant la pollution de manière non négligeable, alors je serais prêt moi aussi à faire cet effort. Et cela peut-être vrai pour une grande majorité d’individus.
La pollution est une externalité négative. Dans le cadre individuel, elle sera sur-produite, car chacun de son côté a une contribution infime à un désagrément produit sur tout le monde. Par contre au niveau social, chacun serait prêt à faire une effort si et seulement si il était assuré que la grande majorité de la société fasse l’effort.
Du coup, le seul moyen de rendre compte des externalités, négatives comme positives, est de passer un contrat individu—société. Bref, de prendre une décision démocratique.