• [^] # Re: vive le CDD !

    Posté par . En réponse au journal Le CDI doit disparaître. Évalué à 10.

    Je suis en CDI depuis plus de 5 ans et avant j'enchaînais les CDDs de 6 mois de ci de là.

    J'aimais bien changer d'air, faire des choses complètement différentes (pas toujours de l'info), et une certaine liberté. Si au bout de 6 mois, je voulais me gratter les couilles deux mois, entre la précarité, les congés payés et un petit bout d'allocations chômage (bouh le vilain profiteur de droits auxquels il a cotisé), je pouvais. Je pouvais aussi enchaîner 18 mois de travail sans congés en faisant des choses différentes (parfois, changer d'air rend moins impérieuse la nécessité de vacances.

    Le revers de la médaille du CDD, c'est que les propriétaires demandent plus facilement une caution solidaire (ce qui est très con, car à moins d'embaucher un enquêteur pour jauger la santé de ta boîte ou tes velléités de démission, en CDI tu peux être dehors 3 mois plus tard). C'est à peu près pareil pour un prêt.

    L'avantage du CDI, c'est que tu ne te poses pas la question de savoir si tu trouveras du taff dans (durée du CDD + temps nécessaire à l'épuisement des économies et des allocations). Tu as plus de visibilité sur tes projets.
    Mais au bout de quelques années, quand tu es devenu un pilier de la boîte, que tu es augmenté régulièrement même si ton salaire reste inférieur à ce que tu devrais toucher pour tes responsabilités, tu deviens couard. Tu ne quitterais pas ton CDI pour te remettre à enchaîner des CDDs, même mieux payés. Tu cherche surtout des CDIs mieux payés celui que tu tiens là. Et comme tu es en province, et pas dans un coin ultradynamique, et que tu veux conserver ta qualité de vie (trajet domicile-travail d'1/4h à vélo), tu ne trouves pas grand chose. Cela dit, ayant connu les enchaînements de CDDs et n'ayant jamais trop galéré pour trouver du boulot quitte à réviser mes prétentions, je ne crains pas le licenciement et peut me permettre d'envoyer chier le boss lorsqu'il déconne.

    Voilà pour l'aspect psychologique des choses. Après, je ne sais pas quelle est la meilleure solution politique, mais je ne veux pas précariser les gens qui ne souhaitent pas l'être.

    Mes deux liards.

    Prochainement, je vous proposerai peut-être un commentaire constructif.