Je rajoute cela car il a été publié aujourd'hui et que voila quoi, je ne pouvais pas faire l'impasse dessus :-)
Le texte a été écrit par Jérome Clément, ancien président du CNC et d'Arte, donc on peut dire que le personnage doit s'y connaitre sur le fonctionnement du CNC.
Je ne citerais que deux passages :
Non, les acteurs français ne sont pas riches de l'argent public : ce n'est certainement pas FTV et Arte qui pèsent financièrement sur le "star system" mais plutôt TF1, Canal+ et M6 qui exigent les fameux acteurs têtes d'affiche, les si bien nommés "bankable", dans les films qu'ils coproduisent.
Est-ce de l'argent public ? Non. Est-ce rentable ? Oui : les multiples diffusions de ces mêmes films permettent aux régies publicitaires d'engranger de sérieuses rentrées financières. Pourquoi ces acteurs ne toucheraient-ils pas une rémunération, eux aussi, à condition qu'elle soit raisonnable, sur la valeur qu'ils ont ainsi pu créer sur leur nom ?
Et enfin :
Non, le cinéma français ne repose pas sur une économie de plus en plus subventionnée : le génie collectif de ceux qui ont conçu cette économie repose sur l'idée que nos films ne peuvent se satisfaire du seul marché en salles, trop étroit. La diffusion à la télévision est devenue vitale et, à ce titre, la relation entre la télévision et le cinéma a été régulée. Les moyens dégagés par FTV, Arte, TF1, M6 et Canal+ pour le cinéma ne sont pas des subventions mais des moyens mis en commun : c'est un jeu gagnant-gagnant pour les deux parties car les films, à force de diffusion, s'amortissent très bien à la télé.
[^] # Re: A ce sujet
Posté par Prae . En réponse au journal Attention, journal bookmark. Évalué à 2.
Je rajoute cela car il a été publié aujourd'hui et que voila quoi, je ne pouvais pas faire l'impasse dessus :-)
Le texte a été écrit par Jérome Clément, ancien président du CNC et d'Arte, donc on peut dire que le personnage doit s'y connaitre sur le fonctionnement du CNC.
Je ne citerais que deux passages :
Et enfin :
Origine: http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/01/02/vive-l-exception-culturelle_1812074_3232.html