• [^] # Re: A ce sujet

    Posté par . En réponse au journal Attention, journal bookmark. Évalué à 2.

    Bon.

    • Petit 1. On parlait d'argent public. Globalement. Pas que du CNC.
    • Petit 2. Une coprod cinéma avec un diffuseur chaine publique nationale (ou même régionale qui touche des subventions de l'État), c'est X% du budget du film d'argent public. C'est un fait, non contestable.
    • Petit 3. Part publique d'un budget d'une œuvre déposée au CNC (et c'est le règlement du CNC, hein, ce n'est pas à la louche vu de mon clavier).
      • Si audiovisuel (donc sur le circuit télévisuel) : 50%/50% (parfois et si dérogation) : on peut aller jusqu'à 60% de financement public.
      • Si cinéma (donc la salle) : La tolérance est plus forte, et dépend souvent de l'exigence et de la pertinence du projet déposé. Malgré tout, il est rare qu'un dossier déposé avec plus de 70% de financement public passe. Règle admise : 70%/30%.

    Conclusion : on est loin des 10% que tu évoques.

    Oui je parle de télévision et de cinéma : Depardieu a participé à des projets purement audiovisuels (télé) également.

    Pour finir, le mécanisme tel qu'il est aujourd'hui a fini par provoquer des aberrations, entre autres comme celles que le type de Wild Bunch décrit.
    Oui il est temps de le réformer.
    Mais il ne faut pas se leurrer, la future réforme de ce dispositif, c'est sa disparition pure et simple.
    Il est en sursis depuis quelques années déjà, et doit la prolongation de son existence au poids de la France dans l'Europe, et au fait qu'il est difficile de démanteler une "industrie" du jour au lendemain (sans compter le statut particulier des intermittents et de toute la chaine du spectacle en France).