« Là où ça chie […] ce que font les États depuis longtemps […] La mauvaise gestion et la faillite des États »
Et blablabla, il y a des réflexes qui ont la vie dure. Parlons de John Forbes Nash. Il a travaillé sur la théorie des jeux, utile lorsque le marché n’est pas en concurrence parfaite. Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit. Par exemple, fin 2008, les sept premiers groupes bancaires français collectaient environ 90 % des dépôts et octroyaient près de 84 % des crédits. Nous avons affaire à une situation d’oligopole. Outre les inévitables conflits d’intérêts, affaires et scandales que le brassage d’énormes sommes d’argents produit, il est bien clair que les clients de telles banques ne sont pas en situation de faire jouer la concurrence de manière correcte, en fait les oligopoles sont amenés à mettre en place des stratégies à rebours de ce que la concurrence dicterait. Par exemple, une guerre des prix peut coûter plus cher que de se partager un marché pacifiquement. Cette concentration (qui s’opère avec le temps, soit par acquisition—fusion, soit après un “nettoyage” à l’occasion d’une crise) est en soit un problème. On y retrouve absolument tous les défauts toujours imputés aux États : centralisation, bureaucratisation, mauvaise allocation des ressources, etc. Alors je vais éviter de vous faire peur avec la concentration dans d’autres secteurs économiques… quoique je ne peux pas résister, juste un chiffre : 200 plus grosses entreprises françaises = 36 % du chiffre d’affaire total, sans la finance… avec c’est 229 entreprises pour 31 % des effectifs salariés. La décence m’interdit de parler de la concentration dans l’énergie, ou l’automobile. Juste allez voir :
Ça c’était la leçon du jour. Demain nous verrons que la mauvaise gestion n’est pas l’exclusivité de l’État. Il paraîtrait même qu’il y a des boites privées qui coulent tous les jours. Mais de bien entendu, quand une boite privé coule, c’est de la faute de ce méchanzétat qui fait que vampiriser le gentil petit entrepreneur, qui lui est un bon gestionnaire (c’est dans ses gènes).
Et puis après-demain on parlera de philosophie politique, avec des formes étatiques décentralisées, pour éviter la bureaucratisation et une mauvaise allocation des ressources.
[^] # Re: Système en place
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Les Bitcoins, c'est so mainstream !. Évalué à 6.
« Là où ça chie […] ce que font les États depuis longtemps […] La mauvaise gestion et la faillite des États »
Et blablabla, il y a des réflexes qui ont la vie dure. Parlons de John Forbes Nash. Il a travaillé sur la théorie des jeux, utile lorsque le marché n’est pas en concurrence parfaite. Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit. Par exemple, fin 2008, les sept premiers groupes bancaires français collectaient environ 90 % des dépôts et octroyaient près de 84 % des crédits. Nous avons affaire à une situation d’oligopole. Outre les inévitables conflits d’intérêts, affaires et scandales que le brassage d’énormes sommes d’argents produit, il est bien clair que les clients de telles banques ne sont pas en situation de faire jouer la concurrence de manière correcte, en fait les oligopoles sont amenés à mettre en place des stratégies à rebours de ce que la concurrence dicterait. Par exemple, une guerre des prix peut coûter plus cher que de se partager un marché pacifiquement. Cette concentration (qui s’opère avec le temps, soit par acquisition—fusion, soit après un “nettoyage” à l’occasion d’une crise) est en soit un problème. On y retrouve absolument tous les défauts toujours imputés aux États : centralisation, bureaucratisation, mauvaise allocation des ressources, etc. Alors je vais éviter de vous faire peur avec la concentration dans d’autres secteurs économiques… quoique je ne peux pas résister, juste un chiffre : 200 plus grosses entreprises françaises = 36 % du chiffre d’affaire total, sans la finance… avec c’est 229 entreprises pour 31 % des effectifs salariés. La décence m’interdit de parler de la concentration dans l’énergie, ou l’automobile. Juste allez voir :
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF09311
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=ESANE033
Et pour rigoler :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CemLiSI5ox8
Ça c’était la leçon du jour. Demain nous verrons que la mauvaise gestion n’est pas l’exclusivité de l’État. Il paraîtrait même qu’il y a des boites privées qui coulent tous les jours. Mais de bien entendu, quand une boite privé coule, c’est de la faute de ce méchanzétat qui fait que vampiriser le gentil petit entrepreneur, qui lui est un bon gestionnaire (c’est dans ses gènes).
Et puis après-demain on parlera de philosophie politique, avec des formes étatiques décentralisées, pour éviter la bureaucratisation et une mauvaise allocation des ressources.