Je ne suis pas certain de comprendre la question—ni d'y apporter une réponse correcte, étant donné que je ne suis pas économiste. L'argent et les richesses sont déconnectés, la vraie valeur de l'argent correspondant à la quantité de richesse existante. On part d'un système où on a arbitrairement 1000 unités de richesse (par exemple, la valeur de la boulangerie) et 0€ sur le compte du boulanger. La banque fait un prêt de 100€ au boulanger, évidemment, ça ne crée aucune richesse : on a 1000 en richesse et 100€. Au bout d'un an, l'investissement du boulanger a permis de créer 10 points de richesse, que le boulanger a vendu 110€. Il peut rembourser le capital 100€ et les intérets 10€ à la banque. Le capital disparait (en fait, il compense l'argent "fabriqué" par le prêt), et la banque a gagné 10€. Dans le système, il y a 1010 richesses et 10 €—bon, là, j'ai bricolé pour ne pas avoir d'inflation, il est évident que le prix à laquelle la richesse est vendue conditionne les détails du système. Mais bon, voila, c'est le principe. Après, il est évident que les 10€ que le boulanger a récupéré viennent de la masse monétaire, et que pour que le système fonctionne, il faut que d'autres aient emprunté pour dépenser cet argent : si les banques arrêtent soudain de prêter, une grande partie de l'argent va disparaitre dans le remboursement des prets, et l'économie va s'écrouler. Mais n'empêche, le tour de passe-passe "la banque crée de l'argent correspondant à des richesses qui n'existent pas encore" fonctionne, et permet d'augmenter la quantité de richesse disponible. Le système ne peut donc fonctionner que de manière dynamique, c'est évident—c'est d'ailleurs tout le problème de la croissance exponentielle magique.
[^] # Re: Système en place
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les Bitcoins, c'est so mainstream !. Évalué à 0. Dernière modification le 19 décembre 2012 à 17:30.
Je ne suis pas certain de comprendre la question—ni d'y apporter une réponse correcte, étant donné que je ne suis pas économiste. L'argent et les richesses sont déconnectés, la vraie valeur de l'argent correspondant à la quantité de richesse existante. On part d'un système où on a arbitrairement 1000 unités de richesse (par exemple, la valeur de la boulangerie) et 0€ sur le compte du boulanger. La banque fait un prêt de 100€ au boulanger, évidemment, ça ne crée aucune richesse : on a 1000 en richesse et 100€. Au bout d'un an, l'investissement du boulanger a permis de créer 10 points de richesse, que le boulanger a vendu 110€. Il peut rembourser le capital 100€ et les intérets 10€ à la banque. Le capital disparait (en fait, il compense l'argent "fabriqué" par le prêt), et la banque a gagné 10€. Dans le système, il y a 1010 richesses et 10 €—bon, là, j'ai bricolé pour ne pas avoir d'inflation, il est évident que le prix à laquelle la richesse est vendue conditionne les détails du système. Mais bon, voila, c'est le principe. Après, il est évident que les 10€ que le boulanger a récupéré viennent de la masse monétaire, et que pour que le système fonctionne, il faut que d'autres aient emprunté pour dépenser cet argent : si les banques arrêtent soudain de prêter, une grande partie de l'argent va disparaitre dans le remboursement des prets, et l'économie va s'écrouler. Mais n'empêche, le tour de passe-passe "la banque crée de l'argent correspondant à des richesses qui n'existent pas encore" fonctionne, et permet d'augmenter la quantité de richesse disponible. Le système ne peut donc fonctionner que de manière dynamique, c'est évident—c'est d'ailleurs tout le problème de la croissance exponentielle magique.