Lorsqu'il est dit: "applique l'infamant sceau du non-libre", en quoi le sceau du non-libre est-il infamant à part dans la tête d'un type qui considère que "tout ce qui est pas libre ça pue et si on me dit que c'est libre, j'y crois les yeux fermés" ?
Je pense qu'il faut considérer a priori les utilisateurs comme des gens intelligents et responsables : ceux-ci doivent avoir toutes les informations et les vraies informations, et ensuite, ils font leur choix sensés en fonction de leur propre sensibilité (si qlq'un de bien informé considère que son confort est plus important que l'impact négatif qu'aura l'utilisation d'un programme non libre, c'est juste son choix, je n'ai rien à redire).
Par contre, évidemment, il faut veiller à bien informer les gens : beaucoup de gens ne sont pas conscients des impacts négatifs de leur choix, ou sont trop peu parano pour vérifier en détail toutes les informations.
Mais c'est au deuxième niveau qu'il faut agir, pas en leur mentant comme voudrait faire Ploum.
Là, Ploum semble dire: les gens sont trop cons, si on leur dit "Debian c'est pas libre", ils vont dire "Debian est un méchant logiciel propriétaire ayant une politique identique à Windows", donc, pour éviter ça, il faut surtout pas dire "Debian n'est pas libre".
Personnellement, je pense qu'il vaut mieux dire: "euh, non, ce n'est pas parce que Debian n'est pas considéré comme libre que c'est l'équivalent de Windows. Libre, c'est une définition objective, et il suffit de regarder les points non satisfaits pour évaluer les impacts négatifs". Si on fait ça, l'utilisateur constatera que les impacts négatifs de Debian sont très loin de ceux de Windows.
(mais bon, ça va dans le sens contraire de la tendance actuelle de Ploum qui veut que l'utilisateur ne doit surtout pas avoir à réfléchir: tout doit être simple et facile pour lui)
Finalement, j'ai l'impression que Ploum veut faire du "librewashing".
Il semble dire que le sceau "libre" est une plus-value pour un logiciel, et que par conséquent, on devrait avoir le droit d’apposer son sceau "libre" sur son propre produit pour le mettre en valeur pour peu qu'on arrive à trouver une définition du libre qui est satisfaite par son logiciel.
Ça me semble la porte ouverte à toutes les dérives.
Mieux vaut "désacraliser" le mot "libre" et appliquer une définition objective stricte comme le fait la FSF.
# l'infamant sceau du non-libre
Posté par j-c_32 . En réponse au journal La FSF, de dangereux crétins réactionnaires. Évalué à 3.
Lorsqu'il est dit: "applique l'infamant sceau du non-libre", en quoi le sceau du non-libre est-il infamant à part dans la tête d'un type qui considère que "tout ce qui est pas libre ça pue et si on me dit que c'est libre, j'y crois les yeux fermés" ?
Je pense qu'il faut considérer a priori les utilisateurs comme des gens intelligents et responsables : ceux-ci doivent avoir toutes les informations et les vraies informations, et ensuite, ils font leur choix sensés en fonction de leur propre sensibilité (si qlq'un de bien informé considère que son confort est plus important que l'impact négatif qu'aura l'utilisation d'un programme non libre, c'est juste son choix, je n'ai rien à redire).
Par contre, évidemment, il faut veiller à bien informer les gens : beaucoup de gens ne sont pas conscients des impacts négatifs de leur choix, ou sont trop peu parano pour vérifier en détail toutes les informations.
Mais c'est au deuxième niveau qu'il faut agir, pas en leur mentant comme voudrait faire Ploum.
Là, Ploum semble dire: les gens sont trop cons, si on leur dit "Debian c'est pas libre", ils vont dire "Debian est un méchant logiciel propriétaire ayant une politique identique à Windows", donc, pour éviter ça, il faut surtout pas dire "Debian n'est pas libre".
Personnellement, je pense qu'il vaut mieux dire: "euh, non, ce n'est pas parce que Debian n'est pas considéré comme libre que c'est l'équivalent de Windows. Libre, c'est une définition objective, et il suffit de regarder les points non satisfaits pour évaluer les impacts négatifs". Si on fait ça, l'utilisateur constatera que les impacts négatifs de Debian sont très loin de ceux de Windows.
(mais bon, ça va dans le sens contraire de la tendance actuelle de Ploum qui veut que l'utilisateur ne doit surtout pas avoir à réfléchir: tout doit être simple et facile pour lui)
Finalement, j'ai l'impression que Ploum veut faire du "librewashing".
Il semble dire que le sceau "libre" est une plus-value pour un logiciel, et que par conséquent, on devrait avoir le droit d’apposer son sceau "libre" sur son propre produit pour le mettre en valeur pour peu qu'on arrive à trouver une définition du libre qui est satisfaite par son logiciel.
Ça me semble la porte ouverte à toutes les dérives.
Mieux vaut "désacraliser" le mot "libre" et appliquer une définition objective stricte comme le fait la FSF.