• [^] # Re: Au fait

    Posté par . En réponse au journal «What if» par Randall Munroe. Évalué à 7.

    Et pour obtenir le code LaTeX tu fais comment ?

    Du code LaTeX ? Pour quoi faire ?
    Pourquoi mon navigateur devrait-il me montrer du code LaTeX ? C'est pas son boulot… (du moins dans l'idée que je me fais de ce qu'est un navigateur web). Je ne vois aucune raison qui pousserait à trouver valable l'idée d'obtenir en LaTeX le mathML obtenu sans pousser à écrire carrément toute la page en LaTeX en ajoutant juste un petit bout de code Javascript qui la transformerait en HTML à la volée lorsque le navigateur arrive dessus.

    Ceci dit il y a peut-être des gens qui peuvent penser que tout bon navigateur devrait pouvoir afficher le code LaTeX d'un élément d'une page web. Dans ce cas ils devraient coder un navigateur doté d'une telle fonctionnalité, pas attendre des webmasters qu'ils réécrivent les standards de texte à grand coups de js.

    Pour le zoom je préfère largement la solution Mathjax (cliquer sur la formule), que la solution de zoomer toute la page, pour le coup tu n'as pas compté le nombre de clic, c'est étrange…

    Y'a des gens qui zooment dans une page web au clic ? O_o
    Moi j'utilise Ctrl - + ou Ctrl - -, ou à la limite Ctrl + scroll, je n'avais même pas pensé que ça pouvait se faire en cliquant. De toute façon le menu de zoom, je ne le vois plus dans mon Firefox depuis que j'utilise le menu réduit.
    Bon, alors pour aller dans ton sens, imaginons que mon navigateur ne permette de zoomer qu'en clicquouillant via le menu de zoom. Dans ce cas, oui, une fonction de zoom similaire à celle de mathjax (menu pour choisir le facteur de zoom + raccourci clavier pour zoomer, par exemple), ce serait un minimum. Et si mon navigateur ne permettait même pas ça, oui, ce serait clairement un mauvais navigateur.

    Bref, je ne vois pas vraiment quel est cet aversion générale contre le Javascript, c'est pourtant bien un standard ouvert et le code source est toujours disponible.

    Le javascript, à ma connaissance, est un standard pour faire du code. Pas pour afficher du texte. Et que le code soit accessible, je n'en ai rien à faire. Ce n'est pas parce que je peux lire le code que je vais forcément avoir envie de l'exécuter sur mon ordinateur.

    Si tu me files un lien HTTP avec un PDF au bout, je vais pouvoir me connecter avec un programme qui comprend le HTTP et ouvrir le fichier avec un programme qui lit le PDF. Si je trouve que Adobe Reader, c'est nul, j'utilise evince. Si je trouve que evince, c'est nul, j'utilise epdfview. Si je trouve que epdfview, c'est nul, j'utilise autre chose. Si aucun lecteur PDF existant ne me convient, j'en code ou j'en fais coder un. C'est le gros avantage des standards ouverts : j'utilise le logiciel que je veux. Personne ne vient m'imposer le téléchargement et l'exécution de son logiciel à lui.

    Si tu me files un lien Scribd en me disant : « Tiens, voilà un PDF. », tu vas essayer de m'envoyer sur une page qui va me faire télécharger du code javascript qui va s'exécuter dans mon navigateur, qui va télécharger un fichier PDF, qui va l'afficher dans un cadre de la page web, en rajoutant une barre de défilement, une barre d'état, une barre d'outil et plein de boutons qu'on retrouve dans la plupart des lecteurs PDF. Et tu n'y arriveras pas parce que j'ai bloqué javascript et que tout ce que je verrai c'est une page blanche, et je te dirai : « Si tu veux m'envoyer un PDF, envoie-moi un lien qui se termine par nomdufichier.pdf. ».
    Et peut-être que tu me diras que tu ne vois pas ce que je reproche à javascript, que le code de l'application Scribd est disponible, que je peux le lire et constater qu'il ne fait rien de mal sur mon ordinateur, que javascript est un standard ouvert et que je suis libre de coder un logiciel pour télécharger et interpréter le code de Scribd, que je suis tout libre et que le monde est beau, et tu laisseras définitivement en moi le souvenir de quelqu'un qui cherche les baffes.

    Je ne veux pas qu'on m'oblige à exécuter un code spécifique sur mon ordinateur, fût-il libre. On a créé les standards de communication pour communiquer, pas pour qu'on les réécrive cent fois de cent façon différentes par-dessus.