Juste pour information. La gauche n’est pas synonyme d’État fort et d’interventionnisme. Il y en a qui sont radicalement opposés (anarchistes), du moins dans l’acception contemporaine du mot État. Au niveau économique, le principal point de clivage avec la droite se pose sur la question de la propriété des moyens de production. Du moins c’est ma façon d’établir ma grille en politique économique : est de gauche celui qui vise une transformation de la société, cette transformation doit viser l’abolition de la prééminence du capital dans les décisions économiques.
Comme il y a transformation, la question se pose de la stratégie à adopter. Évidemment, il y aura dans la société des forces conservatrices, le grand capital en est l’une d’elles, et ce grand capital est concentré (sur Mediapart, il y a eu encore un article sur les inégalités de patrimoine, statistiques de l’INSEE), donc puissant. La nationalisation est un outil essentiellement utile à lutter contre ce capital là. Elle doit, à mon goût, être menée avec prudence et uniquement comme outil stratégique. Mais lors de la nationalisation, l’outil de production n’a fait que changer de main, d’une oligarchie à une autre. Et telles que sont conçues nos institutions politiques contemporaines, je ne suis pas très fan à l’idée de laisser d’importants secteurs économiques aux mains de l’État, surtout en ce moment où la démocratie est vraiment mal au point (et je ne parle pas de l’UMP, mais d’un cadre plus général). Ce qui est important, c’est la socialisation. Il s’agit de laisser les entreprises sous le contrôle de la société en général, en passant par la nationalisation s’il le faut, ou en remplaçant, progressivement ou par rupture, le pouvoir du capital par celui de la société : travailleurs bien évidemment, mais aussi associations, élus et enfin usagers prennent de plus en plus part aux décisions d’entreprises.
[^] # Re: Le Myard ! Le Myard !
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Vote électronique à l'UMP?. Évalué à 1. Dernière modification le 29 novembre 2012 à 22:02.
Juste pour information. La gauche n’est pas synonyme d’État fort et d’interventionnisme. Il y en a qui sont radicalement opposés (anarchistes), du moins dans l’acception contemporaine du mot État. Au niveau économique, le principal point de clivage avec la droite se pose sur la question de la propriété des moyens de production. Du moins c’est ma façon d’établir ma grille en politique économique : est de gauche celui qui vise une transformation de la société, cette transformation doit viser l’abolition de la prééminence du capital dans les décisions économiques.
Comme il y a transformation, la question se pose de la stratégie à adopter. Évidemment, il y aura dans la société des forces conservatrices, le grand capital en est l’une d’elles, et ce grand capital est concentré (sur Mediapart, il y a eu encore un article sur les inégalités de patrimoine, statistiques de l’INSEE), donc puissant. La nationalisation est un outil essentiellement utile à lutter contre ce capital là. Elle doit, à mon goût, être menée avec prudence et uniquement comme outil stratégique. Mais lors de la nationalisation, l’outil de production n’a fait que changer de main, d’une oligarchie à une autre. Et telles que sont conçues nos institutions politiques contemporaines, je ne suis pas très fan à l’idée de laisser d’importants secteurs économiques aux mains de l’État, surtout en ce moment où la démocratie est vraiment mal au point (et je ne parle pas de l’UMP, mais d’un cadre plus général). Ce qui est important, c’est la socialisation. Il s’agit de laisser les entreprises sous le contrôle de la société en général, en passant par la nationalisation s’il le faut, ou en remplaçant, progressivement ou par rupture, le pouvoir du capital par celui de la société : travailleurs bien évidemment, mais aussi associations, élus et enfin usagers prennent de plus en plus part aux décisions d’entreprises.