Reprends l'argument. L'argument, c'est "Gnome 3 et les interfaces dites «modernes» mettent de gros boutons et simplifient l'interface parce qu'il existe des utilisateurs qui sont peu précis avec la souris et mal à l'aise avec l'informatique". L'idée revient donc à faire un changement dans les interfaces existantes qui posaient problème à une certaine catégorie d'utilisateurs (les «handicapés» au sens large, comprenant les gens n'ayant pas de culture informatique), mais pas aux autres (je n'ai jamais entendu d'admin sys qui se plaignait de la taille des icones ou parce qu'il avait ouvert un nouveau terminal au lieu de remonter un xterm minimisé).
Mon point de vue est donc parfaitement valide dans le contexte : parce qu'il existe des utilisateurs infoutus de se servir d'une souris (parce qu'ils ont un handicap ou parce qu'ils ont des saucisses de strasbourg trop cuites à la place des doigts), on me change mon interface et mes habitudes, et on me dit que "c'est mieux". Bah non, c'est peut-être mieux pour les handicapés, mais je ne suis pas handicapé, et je n'ai absolument pas de problème pour cliquer sur une icone de 32x32 pixels.
C'est un vrai problème d'ergonomie en général, comment créer des interfaces intuitives et simples pour les débutants, qui restent fonctionnelles et productives pour les spécialistes. J'ai vaguement l'impression qu'à force de privilégier les nullos, on finisse par perdre de la productivité.
Par ailleurs, et ça n'est pas un détail, je ne pense pas qu'il soit souhaitable de cacher les détails aux utilisateurs. Les utilisateurs ne sont pas des débiles, il existe une différence réelle entre un programme fermé et un programme minimisé, et les interfaces à l'ancienne étaient extrêmement explicites sur la différence. Les interfaces modernes ont tendance à confondre les deux concepts, et je pense que ça n'est pas, mais pas du tout une bonne idée : l'interface a l'air intuitive, mais elle cache des détails de fonctionnement majeurs. L'équivalent, ça serait d'activer le frein moteur ou les freins à friction de manière incontrolable sur une voiture, en fonction de plein de paramètres savants (température des plaquettes, vitesse, etc). C'est typiquement un exemple de mauvais design : afin de simplifier l'interface, on cache une subtilité essentielle qui pourrait s'avérer critique en cas de problème (typiquement, une énorme différence de comportement sur route glissante).
[^] # Re: Difficilement contestable
Posté par arnaudus . En réponse au journal L'ergonomie de GNOME 3. Évalué à 6.
Reprends l'argument. L'argument, c'est "Gnome 3 et les interfaces dites «modernes» mettent de gros boutons et simplifient l'interface parce qu'il existe des utilisateurs qui sont peu précis avec la souris et mal à l'aise avec l'informatique". L'idée revient donc à faire un changement dans les interfaces existantes qui posaient problème à une certaine catégorie d'utilisateurs (les «handicapés» au sens large, comprenant les gens n'ayant pas de culture informatique), mais pas aux autres (je n'ai jamais entendu d'admin sys qui se plaignait de la taille des icones ou parce qu'il avait ouvert un nouveau terminal au lieu de remonter un xterm minimisé).
Mon point de vue est donc parfaitement valide dans le contexte : parce qu'il existe des utilisateurs infoutus de se servir d'une souris (parce qu'ils ont un handicap ou parce qu'ils ont des saucisses de strasbourg trop cuites à la place des doigts), on me change mon interface et mes habitudes, et on me dit que "c'est mieux". Bah non, c'est peut-être mieux pour les handicapés, mais je ne suis pas handicapé, et je n'ai absolument pas de problème pour cliquer sur une icone de 32x32 pixels.
C'est un vrai problème d'ergonomie en général, comment créer des interfaces intuitives et simples pour les débutants, qui restent fonctionnelles et productives pour les spécialistes. J'ai vaguement l'impression qu'à force de privilégier les nullos, on finisse par perdre de la productivité.
Par ailleurs, et ça n'est pas un détail, je ne pense pas qu'il soit souhaitable de cacher les détails aux utilisateurs. Les utilisateurs ne sont pas des débiles, il existe une différence réelle entre un programme fermé et un programme minimisé, et les interfaces à l'ancienne étaient extrêmement explicites sur la différence. Les interfaces modernes ont tendance à confondre les deux concepts, et je pense que ça n'est pas, mais pas du tout une bonne idée : l'interface a l'air intuitive, mais elle cache des détails de fonctionnement majeurs. L'équivalent, ça serait d'activer le frein moteur ou les freins à friction de manière incontrolable sur une voiture, en fonction de plein de paramètres savants (température des plaquettes, vitesse, etc). C'est typiquement un exemple de mauvais design : afin de simplifier l'interface, on cache une subtilité essentielle qui pourrait s'avérer critique en cas de problème (typiquement, une énorme différence de comportement sur route glissante).