D'ailleurs ils n'achètent jamais de voiture : trop de choix !
J'aimais beaucoup la comparaison faite sur le site de la FSFE, entre un site web fait par l'État, avec une mention « veuillez télécharger Adobe Reader » + un lien vers le site d'Adobe, et une autoroute construite par l'État, où il y aurait un grand panneau « veuillez vous procurer une voiture [marque de voiture] » + une flèche vers la boutique du concessionnaire.
Je suis d'accord avec le fait que mettre une liste de lecteurs de PDF est aussi idiot que de proposer un ballot screen pour les navigateurs. Sur les autoroutes on ne met pas un grand panneau « voici une suggestions de voitures parmi les 10 plus grosses marques, que vous pouvez utiliser pour rouler sur cette autoroute ». Pour les PDF ce devrait être pareil : au pire on écrit que pour utiliser un PDF, il faut un lecteur de PDF, et l'internaute se débrouille. Il sait au plus que pour lire un fichier, il faut un logiciel capable de lire le fichier, il sait au moins taper "lire fichier PDF" dans un moteur de recherche.
Pareil avec les dizaines de modèles de yaourts : on s'y perd !
Quant au Web, personne n'y va, avec ces millions de sites différents…
Dans la même logique, il y a les systèmes d'exploitations. Si le choix était un frein à l'adoption d'un système d'exploitation, les gens n'en utiliseraient pas. On entend tout le temps dire « entre Ubuntu, Debian, Mint, Fedora, Red Hat, Slackware, OpenSUSE, Arch, PC-BSD, OpenIndiana, Minix, Haiku, etc, l'utilisateur ne va jamais s'y retrouver ! ». Pourtant entre Windows, Mac, Ubuntu, Debian, Mint, Fedora, Red Hat, Slackware, OpenSUSE, Arch, PC-BSD, OpenIndiana, Minix, Haiku, etc, il s'y retrouve très bien : il utilise Windows. De deux choses l'une : soit l'utilisateur veut « utiliser linux » sans se poser plus de questions, et dans ce cas on lui dit « utilise ça(削除) et STFU (削除ここまで) » ( ça étant une distro choisie arbitrairement, généralement Ubuntu), soit l'utilisateur veut « utiliser du libre » et dans ce cas il doit faire un choix, c'est primordial : on ne peut pas concevoir la liberté sans choix.
Le premier cas consiste juste à appliquer la méthode Windows pour le choix du système d'exploitation, et ça marche bien. La preuve : Android. La plus grosse escroquerie dans l'argumentaire anti-choix est le fait de faire croire qu'il existe deux mondes : celui du choix et celui de l'absence de choix (en occultant au passage que le faire de choisir entre ces deux mondes est déjà un choix). En fait il y a toujours du choix, il y a juste un monde où les gens veulent choisir eux-mêmes et un monde où les gens veulent qu'on choisisse à leur place.
[^] # Re: Respect du standard
Posté par gnuzer . En réponse à la dépêche Libre choix du lecteur PDF. Évalué à 10.
J'aimais beaucoup la comparaison faite sur le site de la FSFE, entre un site web fait par l'État, avec une mention « veuillez télécharger Adobe Reader » + un lien vers le site d'Adobe, et une autoroute construite par l'État, où il y aurait un grand panneau « veuillez vous procurer une voiture [marque de voiture] » + une flèche vers la boutique du concessionnaire.
Je suis d'accord avec le fait que mettre une liste de lecteurs de PDF est aussi idiot que de proposer un ballot screen pour les navigateurs. Sur les autoroutes on ne met pas un grand panneau « voici une suggestions de voitures parmi les 10 plus grosses marques, que vous pouvez utiliser pour rouler sur cette autoroute ». Pour les PDF ce devrait être pareil : au pire on écrit que pour utiliser un PDF, il faut un lecteur de PDF, et l'internaute se débrouille. Il sait au plus que pour lire un fichier, il faut un logiciel capable de lire le fichier, il sait au moins taper "lire fichier PDF" dans un moteur de recherche.
Dans la même logique, il y a les systèmes d'exploitations. Si le choix était un frein à l'adoption d'un système d'exploitation, les gens n'en utiliseraient pas. On entend tout le temps dire « entre Ubuntu, Debian, Mint, Fedora, Red Hat, Slackware, OpenSUSE, Arch, PC-BSD, OpenIndiana, Minix, Haiku, etc, l'utilisateur ne va jamais s'y retrouver ! ». Pourtant entre Windows, Mac, Ubuntu, Debian, Mint, Fedora, Red Hat, Slackware, OpenSUSE, Arch, PC-BSD, OpenIndiana, Minix, Haiku, etc, il s'y retrouve très bien : il utilise Windows. De deux choses l'une : soit l'utilisateur veut « utiliser linux » sans se poser plus de questions, et dans ce cas on lui dit « utilise ça
(削除) et STFU (削除ここまで)» ( ça étant une distro choisie arbitrairement, généralement Ubuntu), soit l'utilisateur veut « utiliser du libre » et dans ce cas il doit faire un choix, c'est primordial : on ne peut pas concevoir la liberté sans choix.Le premier cas consiste juste à appliquer la méthode Windows pour le choix du système d'exploitation, et ça marche bien. La preuve : Android. La plus grosse escroquerie dans l'argumentaire anti-choix est le fait de faire croire qu'il existe deux mondes : celui du choix et celui de l'absence de choix (en occultant au passage que le faire de choisir entre ces deux mondes est déjà un choix). En fait il y a toujours du choix, il y a juste un monde où les gens veulent choisir eux-mêmes et un monde où les gens veulent qu'on choisisse à leur place.