• [^] # Re: Licence libre et publicité

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Logiciel libre, art libre et clause "NC". Évalué à 3.

    Un virus on ne choisit pas de l'attraper, une licence on choisit de l'appliquer. Encore, tu dirais héréditaire, je ne te reprendrais pas :-)

    Parce qu'on choisit d'hériter des gènes de ses parents peut-être ?

    On discutait de la GPL, qui n'est pas virale non plus.

    Peut-être qu'on pourrait s'élever au-dessus des cas particuliers, et considérer que notre discussion est valable pour toute licence virale/héréditaire, car sinon, on risque d'y passer notre vie. :-)

    Reprenons le débat, donc, puisque tu le souhaites, mais précisons-en les termes :

    1. Ce n'est pas un débat pour ou contre les licences virales/héréditaires/contaminantes/vaccinales, c'est un débat sur le qualificatif à apporter à ces licences (je ne suis pas contre ces licences).
    2. Ce n'est pas un débat sur le qualificatif qui convient pour promouvoir la licence sur un outil de promotion, c'est un débat sur un mot utilisé dans une discussion courante, libérée de tout enjeu.
    3. on tatillonne donc sur un mot pour tatillonner – d'autres diront troller. Tu noteras que j'ai fait ce que j'ai pu pour l'éviter.

    Mes arguments sont les suivants – tu m'excuseras de les reprendre pour la plupart de notre précédente discussion :

    • Même si le mot ne convient pas à tous ici, tous ici comprennent de quoi il est question.
    • La notion de viralité est employée en son sens figuré de « principe moral de contagion », voire de « passion » :

    « Virus s'emploie aussi au figuré, désignant (1793) un principe moral de contagion et (1925) comme un équivalent de passion (le virus de la lecture). » Le Robert, dictionnaire historique de la langue française.

    • Où l'on voit que la viralité peut désigner quelque chose de positif (virus de la lecture, et pourquoi pas, virus de la liberté).
    • L'idée est acceptée par les créateurs de telles licences. Cf. la licence Cecill, qualifiée par ses auteurs de « contaminante ».
    • L'idée me convient personnellement, car je trouve que les effets des licences virales sont exponentiels, ce qu'exprime mieux à mon avis le terme viral que le terme héritage.
    • En outre, l'expérience montre qu'on ne mesure pas encore totalement les effets de ces licences. Cf. La GPL à laquelle une exception pour les fontes a été créée pour que le texte écrit avec une police sous GPL ne soit pas lui-même sous GPL. (_Funky effect_ selon linux libertine, cf. la fsf. Voir aussi les questions ci-dessus concernant l'extension réelle des licences dédiées aux œuvres d'art. Chose que rend bien la notion de viralité, mais que je retrouve moins (voire pas du tout) dans celle d'héritage.

    Bref, sinon que certains continuent à ne vouloir lire le mot viral qu'au premier degré je ne vois aucune raison de rejeter ce mot comme si l'utiliser était faire preuve de contre-sens. Ce n'est pas un contre-sens, c'est un choix cohérent et passé dans l'usage, qui, je crois, pourrait être respecté.

    J'ai de la sympathie pour toi, et du coup, je ne comprends pas ton insistance.