Et moi ce qui m'embête, c'est que les intégristes dogmatiques, inconscients de leur bêtise, appellent libre les licences copyleft qui enlèvent [à la personne qui contribué] la liberté de distribuer le binaire sans la source, tout en n'appelant pas libre les licences qui enlèvent [à la personne qui a contribué] la liberté de vente.
Ce deux poids deux mesure montre le caractère inconsistant de leur religion. (Je dis religion parce que je me suis, à chaque fois, heurté à des murs imperméables aux arguments).
Soit on est libriste au sens libéral, en partant de la propriété : chacun est libre de faire ce qu'il veut de ce qu'il produit/apporte (et dans ce cas la BSD voir le domaine public conviennent très bien), soit on est libriste au sens collectif, de maximisation des libertés de tous, y compris ceux qui n'ont pas produit l'oeuvre ni contribué (même si ils le pourraient à tout moment), auquel cas l'interdiction commerciale est tout à fait adaptée.
La GPL peut être vue comme faisant partie de la 2ème catégorie. Si on prend la liberté du point de vue collectif (maximisation de la liberté pour le plus de gens possible), on voit que la GPL oblige à faire du libre dès qu'on réutilise du code sous GPL, mais elle est timide (lâche) dans sa relation au capitalisme (intrinsèquement privateur de ce point de vue de la liberté, comme toute action marchande), ce qui est compréhensible vu que nous sommes dans un monde capitaliste donc je ne rejette pas la GPL, mais il ne faut pas pour autant commencer à dire que la GPL est ce qu'il y a de plus libre, notamment par rapport à une licence qui interdirait le commerce. Elle est, dans ce cadre là, semi-libre, et les licences de type BSD sont encore moins libres que semi-libres.
Vous aurez compris que je me situe dans le 2ème camps. Mais au moins je suis cohérent (et vous ne me ferez pas abandonner le mot "libre", vous n'avez qu'à vous renommer en "mouvement libéral", comme ça je pourrai dire que je n'ai rien à voir avec ça, après tout vous aussi vous profitez de la notoriété historique du mot liberté).
[^] # Re: Vrai problème
Posté par namor . En réponse au journal Logiciel libre, art libre et clause "NC". Évalué à -5.
Et moi ce qui m'embête, c'est que les intégristes dogmatiques, inconscients de leur bêtise, appellent libre les licences copyleft qui enlèvent [à la personne qui contribué] la liberté de distribuer le binaire sans la source, tout en n'appelant pas libre les licences qui enlèvent [à la personne qui a contribué] la liberté de vente.
Ce deux poids deux mesure montre le caractère inconsistant de leur religion. (Je dis religion parce que je me suis, à chaque fois, heurté à des murs imperméables aux arguments).
Soit on est libriste au sens libéral, en partant de la propriété : chacun est libre de faire ce qu'il veut de ce qu'il produit/apporte (et dans ce cas la BSD voir le domaine public conviennent très bien), soit on est libriste au sens collectif, de maximisation des libertés de tous, y compris ceux qui n'ont pas produit l'oeuvre ni contribué (même si ils le pourraient à tout moment), auquel cas l'interdiction commerciale est tout à fait adaptée.
La GPL peut être vue comme faisant partie de la 2ème catégorie. Si on prend la liberté du point de vue collectif (maximisation de la liberté pour le plus de gens possible), on voit que la GPL oblige à faire du libre dès qu'on réutilise du code sous GPL, mais elle est timide (lâche) dans sa relation au capitalisme (intrinsèquement privateur de ce point de vue de la liberté, comme toute action marchande), ce qui est compréhensible vu que nous sommes dans un monde capitaliste donc je ne rejette pas la GPL, mais il ne faut pas pour autant commencer à dire que la GPL est ce qu'il y a de plus libre, notamment par rapport à une licence qui interdirait le commerce. Elle est, dans ce cadre là, semi-libre, et les licences de type BSD sont encore moins libres que semi-libres.
Vous aurez compris que je me situe dans le 2ème camps. Mais au moins je suis cohérent (et vous ne me ferez pas abandonner le mot "libre", vous n'avez qu'à vous renommer en "mouvement libéral", comme ça je pourrai dire que je n'ai rien à voir avec ça, après tout vous aussi vous profitez de la notoriété historique du mot liberté).