• [^] # Re: Vrai problème

    Posté par . En réponse au journal Logiciel libre, art libre et clause "NC". Évalué à 2.

    Cela ne me gène pas du tout que l'on introduise un but politique dans la licence. C'est l'essence même d'une licence de faire de la politique : c'est à dire gérer les interactions entre les individus.

    Ensuite que l'on s'écharpe sur qui favoriser et qui pourrait avoir le même traitement et qui est défavorisé, je le veux bien, mais la conception de chacun prend racine dans son accès aux choses et son rapport à l'individu.

    Je vais prendre exemple sur zeni car tout le monde le connais. De ce que j'ai retenu, en gros, il est propriétaire bailleur et a fait des choix pour y arriver et il trouve dégueulasse que l'on touche à tout ce qui pourrait faire reculer son "acquis". Alors c'est camouflé (inconsciemment ou pas) derrière un vernis de théorie sur la flexibilité dui marché que les proprios ils voudront pas/plus louer et qu'en fait ce serait pas bien pour les locataires : il a ce coté libéral (pas néo-libéral), le libéralisme de celui qui a des cartes en main, un montant suffisant pour les mises et qui dit : laisser le jeu faire son affaire.

    Zeni fait également un logiciel de "truc ?" pour les vidéos (analyse du fichier, je sais plus quoi). Il est un peu tout seul et tout petit et il est fort peu probable qu'il puisse s'imposer en le vendant en y imputant toutes les charges induites. Donc il le fait en gpl. De toutes façons, il utilise du code gpl pour le faire, donc il ne peut pas faire autrement.Mais il trouve que la "viralité" de la cause est une mauvaise chose et que cela ralentit la pénétration du libre, que les entreprises veulent gagner de l'argent blablabla : c'est libéral.

    Ainsi son "mode de décodage" (media info, décodage, toussa) est surtout un mode de décodage politique (comme le mien, avec un autre vécu et un autre mode de décodage), ainsi sa licence préférée devrait être la bsd (mode libéral) qui laisse l'ensemble, le groupe, le marché, l'économie, l'offre et la demande (suivant la terminologie) "réguler" (terme non approprié car réguler implique des règles) en pensant que la maximisation de la satisfaction de chacun amène, in fine, la satisfaction optimale pour le groupe, la société, l'humanité enfin vous avez compris.

    De ce point de vue là, effectivement, une licence, devrait être a-politique. Mais si l'on considère que le groupe, la société n'est pas dans un état équilibré et égalitaire : qu'il y a déjà des inégalités flagrantes pas toujours dues au marché mais à des pratiques pour le moins non éthiques (monsanto et le monde politique us, microsoft également, l'industrie allemande qui s'est servi de la main d'oeuvre juive gratuite pour se construire, les grandes entreprises françaises et la collaboration avec le reich), on peut se dire qu'une certaine forme de rééquilibrage par la coopération est obligatoire. En ce sens les clauses qui favorisent certain et défavorisent d'autres sont non seulement légales mais obligatoires dans un cadre humain.

    Ensuite que ces licences puissent arriver à provoquer un déséquilibre structurel et mettent en danger des pans entier de ce qui est établie : et alors ? laissons le "marché" réguler : libéral.

    De toute façon, le marché s'effondre avec une contraction très forte des demandes intérieures. L'allemagne court dans le mur en asphyxiant ses clients (à cause de son choix de capitalisation des retraites), donc le marché va réguler en plein dans les années à venir.

    Laissez aux gens le soin de décider sous quelles formes il veulent "donner" (ou pas) leur travail aux autres.
    Laissez leur décider qu'ils ne veulent pas que microsoft (et seulement microsoft si ils veulent) puisse utiliser leur travaux. Laisser les décider que tous sauf google puissent indexer leurs pages.
    C'est LEUR liberté de décider quoi faire de leur travail : laisser le libéral jusqu'au bout.

    Je pourrais faire le même poste en prenant mon cas (qui est moins intéressant) et en prenant quelques fait qui m'ont marqués pour expliquer mon regard aux choses qui est différent.

    De plus il me semble que zeni n'habite pas/plus en france et donc que son regard sur certaines règles peut être faussé par le fait que l'environnement dans lequel elle s'appliquent est différent.

    Enfin j'ai pris ce cas là parce que cela fait longtemps que le lis ces commentaires, mais le cas de celui qui a fait un livre et qu'il veut pas le faire en libre (j'ai travaillé dessus) l'ingénieur qui lui a travaillé pour y arriver, le retraité qui a fait son travail et attend sa retraite etc…. tout est fonction de ce que la personne à vécu et estime être en droit d'attendre.

    Laissez aux personne le droit de fournir leur travail sous des licences qui sont des choix politiques. Cela n'empêche pas d'autres gens de faire d'autres choix et cela ne vous empêche pas de choisir d'autres licences. Vous êtes libre.