• # problème de développeur plutôt que de code

    Posté par . En réponse au journal De l'inéluctable progrès de l'informatique, ou pas.. Évalué à -4.

    Le développeur n'est plus (ou moins) seul face à son code.
    Sans trop évoquer d'aspect sociologique (l'esprit techno-scientiste béat qui n'en fini pas de se répandre dans la plupart des couches de la société), les structures du développement logiciel ont changé, à commencer par la professionnalisation.

    La professionnalisation induit évidemment une manière erronée d'envisager les priorités tel que l'illustre magnifiquement le terme part de marché.
    Mais les machines qu'utilisent les développeurs des principaux logiciels (qui ont subi le plus intensément la professionnalisation) sont différentes:
    Là où auparavant les contributeurs bénévoles et autres geeks passionnés utilisaient une machine de "base (milieu de gamme; mais bien supportée) et testaient (et compilaient) leur code sur leur propre machine, les nouveaux développeurs disposent des machines de leurs (削除) entreprises (削除ここまで)fondations dopées aux Go de RAM, associées à des fermes de compilation dans un cadre d'_intégration continue_. Ils n'ont que peu de rapports avec la compilation du projet, et moins encore avec son utilisation sur les machines d'il y a 5 ans.

    À titre d'exemple et d'hypothèse (qui ne sera malheureusement pas démentie à l'avenir), imaginez ce qui arrive au matériel moins concurrentiel, dont les firmes ont moins de développeurs, vis à vis du support par le noyau ? Certes l'exemple est ambigu car il s'agit bien évidemment aussi d'une question de politique conciliante (ou non) vis à vis d'un noyau libre dès la conception du produit.
    Mais on peu néanmoins sans peine imaginer qu'un produit IBM pour lequel le fabricant alloue un budget pour le support GNU/Linux trouvera un bien meilleur et rapide support dans le kernel qu'un autre, quand bien même le matériel serait moins répandu chez des particuliers.
    Certes le Yeelong est contre-exemple valable. Mais ce qui me semble essentiel c'est que les efforts bénévoles tendant à diminuer avec la professionnalisation (à minima "en proportion"), c'est vers le matériel le plus profitable que vont s'orienter inexorablement les efforts de développement.
    Ma CG (GeForce FX 5200, 2003) continue de planter assez régulièrement mais je parie que ce n'est pas le cas des derniers modèles Nvidia sortis. Car c'est pour ces derniers les développeurs talentueux qui travaillent à nouveau (exemple pris un peu arbitrairement et peut-être même assez injustement en l’occurrence) sont incités d'orienter leurs efforts.

    Les développeurs professionnels représentant une portion aisée de la population et assez souvent décomplexée vis-à-vis de la société de consommation (non pas de généralisation hâtive). Les heures de développement se font avec (et lorsqu'elles touchent au matériel, se font pour) du matériel récent et régulièrement "mis-à-jour".
    Et lorsqu'on ne connait personne ayant dans son cercle occidental ayant moins d'1Go de RAM, cela n'incite pas à s'infliger des contraintes de simplicité. Surtout si "l'ergonomie" (encore un terme souvent travesti) à le moindre risque d'en pâtir.

    Ainsi que c'est avec le ventre vide que le poète chante le mieux. , le jour où les développeurs des logiciels "de base" s'auto-limiteraient dans les performances de leurs machines personnelles on pourrait voir émerger du code performant (plus indépendamment de l'industrie du hardware) apparaître.

    L'industrie des jeux vidéos, que je méconnaît, a dû réfléchir à cette problématique il y a bien longtemps déjà. Des conséquences en ont-elles été tirées ?

    my 2c