• [^] # Re: Hélas ...

    Posté par . En réponse au sondage Quel type de chauffage avez vous chez vous ?. Évalué à 6.

    Sur la PAC, le rendement c'est énergie fournie / énergie consommée, donc chaleur apportée au logement / conso élec. C'est supérieur à 1 et c'est pas vraiment un rendement, c'est d'ailleurs pour ça qu'on parle de coefficient de performance (COP). L'astuce étant qu'on prélève la chaleur dans l'air (ou le sol) et qu'on considère la source comme inépuisable (encore que dans le sol on tient compte du fait qu'on le rafraîchit).

    Pour la condensation, rien à voir. GDF mesure le gaz au compteur en m3. Comme sa composition peut différer par moment, le prix est adapté et on ne paye pas du m3 mais du kWh potentiel. Donc il faut savoir combien on peut produire de kWh de chaud avec 1 m3. C'est le pouvoir calorifique du gaz.

    Seulement cet indice a du naître avant les chaudières à condensation, c'est-à-dire avant qu'on sache récupérer la chaleur latente qui part dans les fumées. Maintenant qu'on est capable de refroidir les fumées avec l'eau de retour de sorte que ça réchauffe cette eau de retour par condensation des fumées, on peut récupérer plus de chaleur avec la même quantité de gaz, donc le potentiel d'un m3 de gaz est "devenu" supérieur.

    On parle maintenant de pouvoir calorifique inférieur et supérieur (PCI/PCS).

    Les factures sont historiquement en PCI, et donc avec une chaudière à condensation, on peut se retrouver avec un rendement sur PCI supérieur à 1. On conserve l'utilisation du PCI pour des raisons historiques et parce que ça arrange les vendeurs, un peu comme les Mb et Mib.

    La difficulté pour produire des chaudières à condensation (ou même à basse température) est qu'il ne faut pas que la condensation fasse rouiller l'appareil, tout simplement. Sur les anciennes chaudières, il ne fallait absolument pas laisser entrer dedans de l'eau froide. Donc elles étaient munies d'une pompe de recyclage qui déviait une partie de l'eau chaude en sortie directement sur son entrée pour la mélanger avec l'eau de retour du circuit. Maintenant, la problématique est inversée. Plus on condense, mieux c'est, donc il faut une température de retour la plus basse possible. Donc plutôt une température de départ basse, avec des émetteurs de plus grande surface (pour conserver une puissance identique).