• [^] # Re: Pour une fois

    Posté par . En réponse au journal Interview de Linus à LinuxCon Europe 2012. Évalué à -1.

    tu le dis peut-être, ça ne rend pas la chose vraie.

    Ce qui rend la chose vraie, c'est la logique élémentaire.
    Quelqu'un qui suit un cours est par définition quelqu'un qui réfléchit au contenu du cours. Il est impossible de réfléchir au sujet et de ne pas se poser de questions, toujours par définition.
    Tu pourrais répondre "si on est super intelligent, on comprend tout et donc on a pas de questions à poser", sauf que c'est faux également: le contenu du cours est limité, tandis que le sujet est extensible pratiquement à l'infini: si tu es super intelligent, tu te poseras une question sur un cas particulier non vu au cours.

    Non, des imbéciles vont seulement te faire remarquer qu'obliger les gens à avoir une question "parce que tu sais, ce n'est pas possible d'être sérieux et ne pas se poser une question sur le cours", va comprendre pourquoi, c'est juste le plaisir de faire chier son monde.

    Il n'y a pas de lien entre ceux que j'ai traité d'imbéciles et ceux qui ne sont pas d'accord avec moi. Ceux que j'ai traité d'imbéciles sont ceux qui sont perdu face à une règle générale parce qu'ils ne sont pas capables d'en comprendre le sens et de l'adapter au cas particulier (c'est pour ça que je me suis permis de parler d'"imbécile", car c'est bien un manque d'intelligence. Maintenant, il y en a qui font la remarque juste pour rire, auquel cas cela ne s'applique (mais malheureusement, difficile de savoir avec certitude si le fond est pris au sérieux ou pas)).

    À propos de "faire chier le monde", c'est juste faux.
    Inconvénient d'imposer une question:
    - il faut lever la main et parler à voix haute.
    Avantage d'imposer une question:
    - augmente la participation au cours et donc la convivialité (c-à-d empêcher le ex-cathedra)
    - augmente la pédagogie du cours
    - permet de relever plus rapidement les éventuelles erreurs
    - permet au prof de mieux diriger son cours (ça sert à rien de parler du chapitre 3 si le chapitre 2 sur lequel il repose n'est pas clair)
    Il y a aussi une très grande différence entre "imposer" et "conseiller". Bcp d'étudiants ne réagissent pas au cours parce qu'ils ne veulent pas déranger, ne veulent pas montrer que les questions qu'ils se posent sont basiques ou ne veulent pas passer pour le lèche-cul qui pose la question parce que le prof l'a conseillé.
    Même si on les encourage vivement, ces étudiants ne poseront pas de questions.
    En imposant cette règle, les obstacles sont contournés: ils sont obligés de déranger et la responsabilité de la question ne leur appartient plus.
    Bref, le gain est énormément plus élevé que la contrainte.

    PS : encore une fois, le slide, je le prend comme un "n'hésitez pas", il ne me dérange pas, ce qui me fait peur ce sont ces gens qui le prennent au pied de la lettre et ne laisse aucune liberté à l'élève de ne pas avoir de questions.

    Si c'est le cas, ça n'a plus aucun intérêt, car ça ne contourne plus les principaux obstacles de l'étudiant à poser sa question.

    Mais bon, on a des emmerdeurs partout, faut faire ci, faut faire ça, car sinon tu n'es pas sérieux, ça ressemble drôlement aux religions dit donc… La liberté de penser? Quelle liberté? Au final, bon, ben on va faire les lèches bottes si il y a sanction derrière, et prendre le prof pour un con, c'est tout.

    Ça ressemble plus à une réaction épidermique de ta part au fait qu'il y a "obligation" plutôt qu'à une réelle réflexion sur les avantages et inconvénients de la chose.
    C'est quand même dingue de voir qu'on a:
    - un prof qui se soucie de la qualité pédagogique de son cours et met en place des techniques pour éviter les obstacles à la participation
    - un étudiant qui détourne volontairement la règle par pur esprit de contradiction
    et qu'au final, ce soit le prof qui est considéré comme un emmerdeur.

    Au final, je ne fais qu'exposé mon point de vue: considérer que c'est inacceptable n'est certainement pas une vérité universelle, et considérer que ceux qui ne sont pas d'accord avec ça sont forcément des malhonnêtes qui sortent des prétextes pour défendre l'ordre établi, ça ne donne pas une bonne image de l'ouverture d'esprit de l'interlocuteur.