"pour les devoirs à remettre sous forme électronique, l'étudiant utilisera pas un format ouvert"
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…
Pour TOUTES les phrases que tu peux inventer, je pense qu'il y a une manière de trouver une astuce (d'ailleurs, j'aurais fait une phrase avec "format ouvert", tu aurais dis la même chose en la transposant en "format fermé").
Par exemple: "un format ouvert" -> ma page est formatée en 4A (ah ben oui, tu as fait exactement la même erreur que le prof lorsqu'il ne précise pas qu'il parle de "question en rapport avec le cours").
Autre échappatoire: "vous avez dit que ce devoir peut être remis également sur papier -> ce n'est donc pas strictement un devoir "à remettre sous forme électronique" donc la règle ne s'applique pas" ou "voici un e-mail qui contient l'url du fichier présent sur mon serveur. Non seulement je ne vous l'ai pas 'remis' vu que vous êtes venu le télécharger, mais en plus, mon e-mail est sous format ouvert".
Ce n'est pas un hasard si les textes de loi sont interprétés par le juge. Le vocabulaire est choisi pour être le plus précis possible, mais la communication est toujours suffisamment flexible.
Ca a une explication (inter-opérabilité, communication).
Et le fait de demander que tout les participants au cours participent, ça a aussi une explication, bien plus justifiée que l'usage des formats ouverts.
Maintenant, revenons au sujet : forcer une personne à poser une question alors qu'elle n'a pas de question à poser, c'est quoi la légitimité?
La légitimité est que le professeur fait un effort de communication qui n'est efficace que quand il a un feedback des ses interlocuteurs (tout ceux qui ont déjà enseigné savent que c'est un des points les plus difficiles). Ensuite, si l'étudiant n'a pas de questions à poser, c'est qu'il a un problème. En pratique, il n'existe aucun étudiant qui suit sérieusement un cours et qui ne se pose pas au moins une fois une question. Donc, la demande est loin d'être déraisonnable. En plus, elle profite à tous.
bref, quand on ne veut pas se remettre en cause et qu'on n'autorise pas l'humour qu'on utilise soit-même, on trouve tout les prétextes pour se sentir être dans son droit (on est prof, faut pas déconner)…
Je suis bien heureux d'avoir eu majoritairement des profs plus respectueux de leurs élèves.
C'est un peu facile comme argument: tu n'es pas d'accord avec moi, donc, tes arguments sont des prétextes pour ne pas te remettre en cause.
Personnellement, je suis tenté de penser que ton argumentation qui repose sur la liberté de profiter du travail d'autrui sans accepter une concession très raisonnable (franchement, poser une question ne va pas te tuer) est un prétexte pour justifier ta propension à jouer le rebelle. Mais par soucis d'honnêteté intellectuel, je m’efforce d'écarter cette hypothèse, voilà pourquoi j'apporte des arguments.
À propos de l'humour, il y a quand même un sacré dérapage entre celui fait par le prof (que je ne cautionne pas, au passage) et celui fait par l'étudiant. Celui fait par l'étudiant a intentionnellement pour but de saboter les efforts de l'enseignant. C'est une provocation intentionnelle.
Mes arguments sont réels: demander à ce qu'il y ai une participation n'est pas moins respectueux que demander à ce qu'il y ai le silence. Pourquoi ça serait le cas ? Lorsqu'il n'y a pas le silence mais un bruit de fond léger et continu, cela dérange certains étudiants, mais ça ne les empêche d'écouter. Lorsqu'il n'y a pas de communication, cela dérange le professeur. Les conséquences sont les mêmes. Pourquoi prétends tu que satisfaire le confort de quelques autres étudiants est suffisant important que pour appliquer des règles aussi contraignantes que "ne pas parler" (là il y a réellement contrainte), alors que de l'autre côté, tu as une règle très peu contraignante (tout le monde se pose des questions lors d'un cours) pour le confort du prof et pour au final un cours plus pédagogique ?
[^] # Re: Contexte libriste
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Interview de Linus à LinuxCon Europe 2012. Évalué à 5.
Pour TOUTES les phrases que tu peux inventer, je pense qu'il y a une manière de trouver une astuce (d'ailleurs, j'aurais fait une phrase avec "format ouvert", tu aurais dis la même chose en la transposant en "format fermé").
Par exemple: "un format ouvert" -> ma page est formatée en 4A (ah ben oui, tu as fait exactement la même erreur que le prof lorsqu'il ne précise pas qu'il parle de "question en rapport avec le cours").
Autre échappatoire: "vous avez dit que ce devoir peut être remis également sur papier -> ce n'est donc pas strictement un devoir "à remettre sous forme électronique" donc la règle ne s'applique pas" ou "voici un e-mail qui contient l'url du fichier présent sur mon serveur. Non seulement je ne vous l'ai pas 'remis' vu que vous êtes venu le télécharger, mais en plus, mon e-mail est sous format ouvert".
Ce n'est pas un hasard si les textes de loi sont interprétés par le juge. Le vocabulaire est choisi pour être le plus précis possible, mais la communication est toujours suffisamment flexible.
Et le fait de demander que tout les participants au cours participent, ça a aussi une explication, bien plus justifiée que l'usage des formats ouverts.
La légitimité est que le professeur fait un effort de communication qui n'est efficace que quand il a un feedback des ses interlocuteurs (tout ceux qui ont déjà enseigné savent que c'est un des points les plus difficiles). Ensuite, si l'étudiant n'a pas de questions à poser, c'est qu'il a un problème. En pratique, il n'existe aucun étudiant qui suit sérieusement un cours et qui ne se pose pas au moins une fois une question. Donc, la demande est loin d'être déraisonnable. En plus, elle profite à tous.
C'est un peu facile comme argument: tu n'es pas d'accord avec moi, donc, tes arguments sont des prétextes pour ne pas te remettre en cause.
Personnellement, je suis tenté de penser que ton argumentation qui repose sur la liberté de profiter du travail d'autrui sans accepter une concession très raisonnable (franchement, poser une question ne va pas te tuer) est un prétexte pour justifier ta propension à jouer le rebelle. Mais par soucis d'honnêteté intellectuel, je m’efforce d'écarter cette hypothèse, voilà pourquoi j'apporte des arguments.
À propos de l'humour, il y a quand même un sacré dérapage entre celui fait par le prof (que je ne cautionne pas, au passage) et celui fait par l'étudiant. Celui fait par l'étudiant a intentionnellement pour but de saboter les efforts de l'enseignant. C'est une provocation intentionnelle.
Mes arguments sont réels: demander à ce qu'il y ai une participation n'est pas moins respectueux que demander à ce qu'il y ai le silence. Pourquoi ça serait le cas ? Lorsqu'il n'y a pas le silence mais un bruit de fond léger et continu, cela dérange certains étudiants, mais ça ne les empêche d'écouter. Lorsqu'il n'y a pas de communication, cela dérange le professeur. Les conséquences sont les mêmes. Pourquoi prétends tu que satisfaire le confort de quelques autres étudiants est suffisant important que pour appliquer des règles aussi contraignantes que "ne pas parler" (là il y a réellement contrainte), alors que de l'autre côté, tu as une règle très peu contraignante (tout le monde se pose des questions lors d'un cours) pour le confort du prof et pour au final un cours plus pédagogique ?