A Paris, tant qu'on aura des personnes à Vélib qui font absolument n'importe quoi (rouler à contre sens sur la route ou le trottoir, passer quand le feu est rouge…), il y aura des accidents.
Sans vouloir nier que certains cyclistes font les cons, il ne faudrait pas perdre de vue plusieurs choses :
* les villes ont subi 50 ans de politique pompidolienne ("la ville doit s'adapter à la voiture"), les rendant parfois totalement impraticable aux usagers autres que les automobilistes. Face à un Code de la route qui met beaucoup trop de temps pour évoluer, et des villes qui mettent encore plus de temps pour prendre en compte tous les usage(r)s, on peut comprendre que certains en aient marre d'être considérés comme secondaires ;
* quand un cycliste fait le con, c'est sa propre vie qu'il risque. Quand un automobiliste en fait autant, c'est seulement de la tôle froissée… ou la vie d'un piéton/cycliste. Le danger que représente une voiture de 1T à 22km/h (vitesse moyenne d'une voiture en ville) ne semble toujours pas être entrée dans la tête de certains conducteurs ;
* quand on voit le comportement de certains automobilistes, qui considèrent les passages piétons, les trottoirs, les places handicapés et les pistes cyclables comme autant de places qui leur sont dues, je trouve que râler contre certains, tout en passant sous silence les fautes des autres est assez… "étonnant".
[^] # Re: Et ailleurs ?
Posté par windu.2b . En réponse au journal Assurance auto : égalité hommes/femmes. Évalué à 6.
Sans vouloir nier que certains cyclistes font les cons, il ne faudrait pas perdre de vue plusieurs choses :
* les villes ont subi 50 ans de politique pompidolienne ("la ville doit s'adapter à la voiture"), les rendant parfois totalement impraticable aux usagers autres que les automobilistes. Face à un Code de la route qui met beaucoup trop de temps pour évoluer, et des villes qui mettent encore plus de temps pour prendre en compte tous les usage(r)s, on peut comprendre que certains en aient marre d'être considérés comme secondaires ;
* quand un cycliste fait le con, c'est sa propre vie qu'il risque. Quand un automobiliste en fait autant, c'est seulement de la tôle froissée… ou la vie d'un piéton/cycliste. Le danger que représente une voiture de 1T à 22km/h (vitesse moyenne d'une voiture en ville) ne semble toujours pas être entrée dans la tête de certains conducteurs ;
* quand on voit le comportement de certains automobilistes, qui considèrent les passages piétons, les trottoirs, les places handicapés et les pistes cyclables comme autant de places qui leur sont dues, je trouve que râler contre certains, tout en passant sous silence les fautes des autres est assez… "étonnant".