• # casser les paquets et imposer la compatibilité binaire des drivers

    Posté par . En réponse au journal Si on commençait un nouvel OS libre de bureau aujourd'hui.... Évalué à 10.

    Je suis en désaccord quasi complet avec ton analyse énonçant qu'il serait souhaitable de casser le système de paquet au prétexte qu'il ne permettrait pas d'avoir une intégration correcte des bundles. Il n'y a aucune raison intrinsèque à ce que ça soit requis, et il serait bon de profiter du meilleurs des deux mondes : permettre une "intégration" acceptable des bundles, sans pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain.

    Concernant la compatibilité binaire à assez long terme des pilotes de périphérique, l'idée n'est potentiellement réaliste que si l'on utilise un micro noyau (du moins beaucoup plus que Linux et celui de Windows) et d'une manière générale un système beaucoup moins couplé que Windows et la tendance actuelle d'ultra-couplage du monde GNU/Linux (alors que MS fait justement des efforts de découplage depuis moultes années, hm certains concepteurs bien en vue feraient bien d'étudier l'histoire de l'autre côté de la barrière). Windows permet une sorte de compatibilité à ce niveau, mais elle est en fait bien plus mauvaise que la compatibilité dans le reste du système : le passage en 64 bits s'est assez mal passé (incompatibilité des matériels existants (quasi?) générale) et seule la puissance attractive de MS l'a rendue possible, il va probablement se passer exactement la même chose pour l'ARM si MS réussit sur cette archi. L'état des "pilotes" d'imprimantes est pour certaines (beaucoup!) marques calamiteux (justement parce que le système est si tolérant vis-à-vis des logiciels tiers et si prompt à attirer les entreprises de merde en les autorisant à bourrer tout de bloatware sous la dénomination absurde de "valeur ajoutée") et le non fonctionnement des drivers d'un Windows à l'autre est une méthode archi-classique d'obsolescence "programmée" (du moins entérinée). Les drivers d'une génération de sous-système précédent sont parfois tolérés sous Windows, mais modulo l'impossibilité d'utiliser certains logiciels applicatifs ou même certaines fonctions de l'OS (ce qui est parfois assez logique). Linux en forçant l'intégration des drivers les supporte alors parfois bien plus longtemps. De toute façon Apple a montré que le succès commercial pouvait être assez fortement décoléré de l'ouverture de la plateforme et de sa pérennité, initiant au passage une mode malheureuse.

    Les besoins principaux en drivers permettant l'extensibilité ou l'évolution des PC de bureau aujourd'hui ne couvrent de toutes manières pas trop de catégories pour couvrir le besoin essentiel technique : imprimante et carte/chip graphique. Les imprimantes sont justement un point ou l'intégration de logiciel libre centralisé a permis un support à très long terme d'un très grand nombre de modèles, donc peu importe si certaines ne sont pas supportée, ce n'est pas plus un drame que les imprimantes de certaines marques qui sont systématiquement dépréciées toutes les deux version de Windows, ni d'ailleurs du device quelconque qui ne fonctionne pas sous OS X ou IOS ou je sais pas quoi. Pour ne pas empêcher le décollage le besoin est marketing et non technique. Concernant les cartes graphiques on est sur un marché ultra hi-tech et très concurrentiel avec encore principalement un cercle vertueux techniquement entre MS et les fabriquant de CG mais excluant fortement toute tentative des tiers de reprendre une partie du leadership pour (co)driver l'évolution. Donc il va falloir dans un premier temps suivre, avec tous les problèmes archi connus qui seront les même que sous Linux. Le besoin principal est un interlocuteur commercial assez puissant, et justement Valve est en train de foutre un peu le bordel dans ce milieu, donc l'idée la plus plausible serait de se greffer à ce mouvement et de réutiliser le plus possible des drivers Linux et stacks graphiques de base Linux. Je ne crois pas une seule seconde à l'arrivée d'un petit nouveau dans ce contexte.

    Enfin je ne vois pas pourquoi "stations de travail est très mal servi". OS X est très utilisé pour certaines niches. Les grands éditeurs d'énorme suites logicielles typées "stations de travail" ont tendance à se concentrer sur Windows parce que l'OS suffit largement aujourd'hui (voire, dans certains domaines, est supérieur du fait de l'écosystème), et que cette standardisation de fait procure bien plus d'avantages qu'il ne pourrait y avoir d'inconvénients technique. Par contre pour les logiciels associés à du matériel (embarqué) on voit quelques retour ou passage au multiplateforme notamment dans le domaine des IDE, justement grâce aux plateformes constituée de logiciel libre qui s'imposent par leur qualité, couverture fonctionnelle, et parce que sur des thèmes considérées comme des commodités, puis une fois l'étincelle allumé par le cercle vertueux autour de ses softs se renforce des apports collaboratif de toutes les boites qui s'en servent (bref qui s'imposent par un faisceau de raisons qui ratisse très large). Par contre j'ai l'impression que ce phénomène est confiné au domaine qui intéresse historiquement les informaticiens unixien et/ou libristes vu qu'ils ont les plateformes de dev logiciel traditionnel qui excellent particulièrement et qu’ils drivent ce domaine avec du libre (bref conjonction d’énormément de facteurs, ça risque d’être difficile à reproduire).