• [^] # Re: Toujours vendredi...

    Posté par . En réponse à la dépêche LFS 7.2 enfin traduit. Évalué à 10. Dernière modification le 03 novembre 2012 à 05:42.

    A quoi ça sert lfs de nos jours une fois que l'on a dépassé le cadre pédagogique du configure copier-coller

    L’une des motivations principales de LFS est effectivement de permettre un apprentissage en douceur des concepts sous-jacents aux distributions. C’est par la répétition qu’on apprend, que tu en sois conscient ou non, c’est ainsi que fonctionne le cerveau humain. C’est pour ça aussi qu’on te faisais réciter, répéter et recopier tout un tas de choses durant toute ton enfance. Tu peux évidemment les copier-coller, mais c’est déjà moins fort. Je sais que « de nos jours » on préfère ne rien savoir et se fier entièrement à Wikipédia, mais quand même.

    Une seconde possibilité est d’avoir un système aux petits oignons. Dans ce cas, rien n’oblige les utilisateurs à recopier les instructions à la main. Le projet fourni déjà une version automatisée, ALFS, qui prend en compte toutes les informations de dépendance et autres pour construire et installer les paquets. Il est très facile de modifier les instructions pour obtenir un système très optimisé, en taille par exemple (moins de 10MiB pour un serveur avec Apache). J’avoue que j’aimerais beaucoup connaître les autres « distribution[s] généraliste » qui font ça « en 5–10 minutes », avec « moins » de paquets.

    Enfin, LFS fourni une base à tout ceux qui veulent aller plus loin et créer leur propre distribution, en fournissant déjà un socle minimum (construction des paquets et scripts d’initialisation).

    Si on veut comparer LFS aux autres distributions, il faut évidemment le faire par rapport aux distributions sources, et non binaires. Ça n’a aucun sens sinon. Je pense notamment à Gentoo, qui a notamment un nombre de paquets et une communauté conséquente, est entièrement configurable de façon globale ou par paquet, et convient à un grand nombre de cas que ce soit pour le desktop, les systèmes sécurisés, ou l’embarqué.