Bah, je l'ai regardé aussi d'un œil distrait, et j'ai trouvé qu'au delà de l'aspect sensationnel, il passait bien a coté du problème de fond. Ce qu'on pourra faire ou pas avec la technologie, c'est bien, c'est sympa, mais y a rien de plus casse-gueule à prévoir. Dans les années 50, on pensait que l'on aurait des voitures volantes en l'an 2000, pas des smartphones et internet. Reste le coté SF, qui fait peur ou qui fascine, fait réfléchir,.., mouais, certes, mais c'est quand même plus sympa quand c'est du Bruce Sterling ou du Neal Stephenson.
Pour en revenir au problème de fond, quasiment oublié du reportage. C'est, à mon avis : quel seront les degrés de contrôle que l'on aura sur ces technologies. Sachant que le problème existe déjà avec les technologies actuelles. C'est un problème à la fois individuel et collectif. Mais grosso-modo, pour chaque technologie que j'intègre dans mon quotidien, suis-je uniquement capable de l'utiliser (si j'y ai accès) ? Puis-je en comprendre son fonctionnement ? (que ce soit en terme de compétences requises ou en terme d'accessibilité aux éléments permettant de le comprendre) Puis-je la modifier, la détourner, l'adapter ? En ais-je le droit ? Du point de vue du droit des brevets, mais pas seulement, aujourd'hui, j'ai peut-être le droit de modifier ma voiture de ce point de vue, pas forcément de celui du code de la route. Si ces questions sont actuelles, et posent déjà des problèmes importants à la société et aux individus, imaginons ce que ce sera quand on parlera d'œil artificiel, ou d'extension électronique du cerveau…. Je t'avoue que je me vois mal avec une paire de yeux augmentés google(c) qui me balanceraient des pub contextuelles, par exemple, j'ai déjà du mal avec Gmail … mais j'aurais moins de problème avec ce concept suivant mon degré de maitrise de cette technologie (que soit personnel, ou collectif). Donc, faire un reportage la dessus et passer à coté de ça (y a pas eu un mot sur les mouvements lié à l'open-source, aux logiciels libres, aux hackers, les fab-lab, le DIY etc …) c'est à mon avis passer à coté de son sujet, ou du moins d'une partie importante. Mais comme dit plus haut, j'ai peut-être loupé un bout.
Sinon, tu n'y vois rien de choquant, c'est peut-être parce que tu es technophile. (c'est pas une maladie, hein, t'affole pas :). Mais c'est pas le cas de tout le monde. Et c'est les personnes non technophile, voire technophobe sur qui cette vision peut provoquer de l'angoisse. Et c'est le point sur lequel joue le reportage par contre. Là, il ne passe pas à coté du tout. Mais la transition de la technophobie à la technophilie (éclairée, hein, pas la pseudo admiration béate des derniers gadgets à la mode), à mon avis, passe par une appropriation par l'individu et la société de la technologie. D'où l'importance de ce que je pense être le vrai problème de fond sur ce sujet. Un smartphone qui tombe en panne et perd tout ses contacts, ç'est déjà un sujet d'angoisse pour certaines personnes, j'ose à peine imaginer ce que sera avec leur futur smartpod iBrain Apple(c) intégré dans le ciboulo et qui leur permettra d'être super-efficace au taf et d'avoir plein d'amis sur facebook.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Ha?
Posté par Big Pete . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 4.
Bah, je l'ai regardé aussi d'un œil distrait, et j'ai trouvé qu'au delà de l'aspect sensationnel, il passait bien a coté du problème de fond. Ce qu'on pourra faire ou pas avec la technologie, c'est bien, c'est sympa, mais y a rien de plus casse-gueule à prévoir. Dans les années 50, on pensait que l'on aurait des voitures volantes en l'an 2000, pas des smartphones et internet. Reste le coté SF, qui fait peur ou qui fascine, fait réfléchir,.., mouais, certes, mais c'est quand même plus sympa quand c'est du Bruce Sterling ou du Neal Stephenson.
Pour en revenir au problème de fond, quasiment oublié du reportage. C'est, à mon avis : quel seront les degrés de contrôle que l'on aura sur ces technologies. Sachant que le problème existe déjà avec les technologies actuelles. C'est un problème à la fois individuel et collectif. Mais grosso-modo, pour chaque technologie que j'intègre dans mon quotidien, suis-je uniquement capable de l'utiliser (si j'y ai accès) ? Puis-je en comprendre son fonctionnement ? (que ce soit en terme de compétences requises ou en terme d'accessibilité aux éléments permettant de le comprendre) Puis-je la modifier, la détourner, l'adapter ? En ais-je le droit ? Du point de vue du droit des brevets, mais pas seulement, aujourd'hui, j'ai peut-être le droit de modifier ma voiture de ce point de vue, pas forcément de celui du code de la route. Si ces questions sont actuelles, et posent déjà des problèmes importants à la société et aux individus, imaginons ce que ce sera quand on parlera d'œil artificiel, ou d'extension électronique du cerveau…. Je t'avoue que je me vois mal avec une paire de yeux augmentés google(c) qui me balanceraient des pub contextuelles, par exemple, j'ai déjà du mal avec Gmail … mais j'aurais moins de problème avec ce concept suivant mon degré de maitrise de cette technologie (que soit personnel, ou collectif). Donc, faire un reportage la dessus et passer à coté de ça (y a pas eu un mot sur les mouvements lié à l'open-source, aux logiciels libres, aux hackers, les fab-lab, le DIY etc …) c'est à mon avis passer à coté de son sujet, ou du moins d'une partie importante. Mais comme dit plus haut, j'ai peut-être loupé un bout.
Sinon, tu n'y vois rien de choquant, c'est peut-être parce que tu es technophile. (c'est pas une maladie, hein, t'affole pas :). Mais c'est pas le cas de tout le monde. Et c'est les personnes non technophile, voire technophobe sur qui cette vision peut provoquer de l'angoisse. Et c'est le point sur lequel joue le reportage par contre. Là, il ne passe pas à coté du tout. Mais la transition de la technophobie à la technophilie (éclairée, hein, pas la pseudo admiration béate des derniers gadgets à la mode), à mon avis, passe par une appropriation par l'individu et la société de la technologie. D'où l'importance de ce que je pense être le vrai problème de fond sur ce sujet. Un smartphone qui tombe en panne et perd tout ses contacts, ç'est déjà un sujet d'angoisse pour certaines personnes, j'ose à peine imaginer ce que sera avec leur futur smartpod iBrain Apple(c) intégré dans le ciboulo et qui leur permettra d'être super-efficace au taf et d'avoir plein d'amis sur facebook.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.