• [^] # Re: Ha?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 5.

    J'ai regarder ce documentaire d'un œil distrait hier, je n'y ai rien trouve d’anxiogène, ni angoissant, no choquant, ni rien de fondamentalement neuf.

    Rien de neuf, certes. Disons qu’en gros, comme c’est présenté dans le reportage tout du moins, on peut résumer le transhumanisme par « l'eugénisme c’est so vingtième siècle, des humains parfait ce n’est pas assez ».

    En tout cas les mecs (encore une fois, telle qu’on peut voir dans le reportage) sont clairement orienté « les limites c’est quelque chose d’insupportable, il faut que nous les dépassions que nous allions toujours plus loin ».

    C’est d’une telle naïveté que ça ferait rire si on ne présageait pas d’horribles conséquences possibles à laisser de telles mentalités s’instaurer en guide des agendas politiques. Mais j’insiste encore une fois quitte à être lourd : il faut prendre en considération la possible déformation des propos (ou pas) par le montage effectué.

    Voici un résumé de ma perception sur les considérations ontologiques : n’existe que ce qui est soumis à des contraintes d’existence. Il n’existe rien qui n’ai de limites, et « s’améliorer » n’a aucun sens : on est nuancément adapté à un environnement. Modifier un être aura pour conséquence pratique qui sera plus adapté à certains environnements, et moins adapté à d’autres.

    Quand à croire qu’il suffit de déterminer un modèle logique du cerveau pour qu’il devienne possible de réimplémenter un esprit humain dans n’importe quel support physique, c’est faire fi des différences perceptibles entre théories et pratique. Pour illustrer cela, je paraphraserais une histoire que nous conte Michael Abrash dans Programmation graphique C/C++ Assembleur: un mec propose une optimisation d’un code qui permet d’effectuer la même tâche avec une complexité algorithmique moins importante (en gros, moins d’instructions assembleur pour le même résultat) et très heureux conclu que son programme exécutera plus rapidement la tâche. Génial ! Seulement, en pratique, son programme s’exécute moins rapidement que le code « non-optimisé ». Parce que toutes les instructions n’ont pas le même coups en temps. Et donc en pratique, les implémentation physiques ont une incidence sur les phénomènes effectifs.

    C'est choquant de constater que nous sommes effectivement des sacs a viandes? Je ne vois la qu'une constatation bien factuelle.

    Dire que nous sommes des organismes constitué de chair, c’est bien plus factuel que d’annoncer péjorativement que nous sommes des sacs à viande, ce qui sous-tend la thèse que la chair est méprisable.

    Bien sur que l'humain est destiner a s’intégrer de plus en plus a sa technologie.

    Il faudrait déjà adhérer à la thèse d’une hypothétique destiné pour accepter cela. Ici tu nous fais un paralogisme qui consiste présenter ton opinion et tes aspirations comme un phénomène inéluctable, levier formidable pour les prophéties autoréalisatrices.

    Y a-t-il vraiment raison de s'en émouvoir, tant que cela ne se fait pas la violence ou la coercition?

    Soit assuré qu’il n’y aura dans mon esprit aucun regret ni remord lorsque je retirerait la batterie qui alimente l’ordinateur qu’auront construit quelques illuminés en quête d’immortalité. Je n’ai pas d’empathie pour les objets électroniques. Si un tel objet viens me gêner, je le débrancherais avec encore plus d’inconsidération métaphysique que ne m’inspire le fait d’écraser le moustique dont le seul tort est d’être venu faire bzzz trop prêt de moi. Et tu as raison, si cet objet n’oppose pas de résistance, il n’y aura ni violence ni coercition.

    Une conférence ted en vaut une autre : Bill Joy (le papa de Vi et autres admirables contributions à BSD). Vous pouvez aussi lire Why the future doesn't need us.

    Voir aussi :

    PS : je ferait bien des liens wp avec des crochets, mais c’est trop pénible avec le javascript qui ré-interpréte toutes mes saisies clavier.