Journal intéressant, je m'y retrouve sur certains points (expérience acquise, difficulté à trouver des contributeurs/faire connaître le projet, communauté d'utilisateurs). Par contre je suis certain que ça sert au moins à quelqu'un: à moi même ;).
J'ai travaillé sur beaucoup de projets dans ma vie, et je me suis rendu compte qu'il est très facile et enthousiasmant de commencer un projet, mais que c'est vraiment tenir sur la durée le plus dur (quand on commence à dépasser les mois de travail). Il faut vraiment être têtu et avoir quelque chose qui nous motive personnellement (et ne pas compter sur les autres pour nous aider: même si ça arrive, c'est rare).
En plus de cela, il est beaucoup plus difficile de lancer un projet aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans. Paradoxalement la multiplication des moyens de communication rend plus difficile de rencontrer des gens motivés pour contribuer: il ne suffit plus d'un courriel intéressant sur Usenet. Il y a aussi plus de projets qui se lancent, et donc moins de chance que notre projet particulier intéresse.
Il y a aujourd'hui clairement une partie « marketing » dans le développement d'un projet, ce qui m'insupporte au plus haut point, et est à mon sens une pure perte de temps. Les projets lancés par des personnes plus « visibles électroniquement » ont plus de chances d'attirer l'attention, et je dirais souvent indépendamment de la qualité du projet.
Le choix d'y passer du temps, et les moyens utilisés pour l'« animation de la communauté » sont importants comme tu le soulèves. Maintenant, à moins d'avoir atteint le point où tu as une vraie communauté autour du projet, il est très difficile et risqué de tenir les 2 de front: j'ai vu plusieurs projets qui s'en sortaient bien pour la communication, mais qui ont fini parce péricliter par manque de développement concret.
# La route est longue, mais...
Posté par Goffi (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Deux ans de projet libre : bilan. Évalué à 10.
Journal intéressant, je m'y retrouve sur certains points (expérience acquise, difficulté à trouver des contributeurs/faire connaître le projet, communauté d'utilisateurs). Par contre je suis certain que ça sert au moins à quelqu'un: à moi même ;).
J'ai travaillé sur beaucoup de projets dans ma vie, et je me suis rendu compte qu'il est très facile et enthousiasmant de commencer un projet, mais que c'est vraiment tenir sur la durée le plus dur (quand on commence à dépasser les mois de travail). Il faut vraiment être têtu et avoir quelque chose qui nous motive personnellement (et ne pas compter sur les autres pour nous aider: même si ça arrive, c'est rare).
En plus de cela, il est beaucoup plus difficile de lancer un projet aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans. Paradoxalement la multiplication des moyens de communication rend plus difficile de rencontrer des gens motivés pour contribuer: il ne suffit plus d'un courriel intéressant sur Usenet. Il y a aussi plus de projets qui se lancent, et donc moins de chance que notre projet particulier intéresse.
Il y a aujourd'hui clairement une partie « marketing » dans le développement d'un projet, ce qui m'insupporte au plus haut point, et est à mon sens une pure perte de temps. Les projets lancés par des personnes plus « visibles électroniquement » ont plus de chances d'attirer l'attention, et je dirais souvent indépendamment de la qualité du projet.
Le choix d'y passer du temps, et les moyens utilisés pour l'« animation de la communauté » sont importants comme tu le soulèves. Maintenant, à moins d'avoir atteint le point où tu as une vraie communauté autour du projet, il est très difficile et risqué de tenir les 2 de front: j'ai vu plusieurs projets qui s'en sortaient bien pour la communication, mais qui ont fini parce péricliter par manque de développement concret.