J'aurais tendance à dire que la réalité est inaccessible.
Je me place exactement dans ce cadre. Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien, Socrate. Partant de là, la politique, le sujet de départ, n’est que la confrontation d’opinions (ce que vous appelez vérité), leur mise en débat, et leur délibération. Une citation que j’affectionne particulièrement :
Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vu d’arriver à un arbitrage — Paul Ricœur
Je crois que si on acceptait tous l’idée que l’autre ne pense pas comme nous, non pas par méchanceté, ni par fourvoiement ou erreur, mais tout simplement parce que nous ne pouvons prétendre à détenir mieux que lui la vérité, c’est-à-dire l’opinion conforme à la réalité, alors le monde serait bien plus apaisé.
Attention à ne pas tomber dans le relativisme comme le laisse supposer votre commentaire : toutes les opinions se valent à priori, mais ne se valent pas à posteriori ; c’est pour cela qu’il y a débat et délibération.
Mais absolument rien ne garantit qu’une délibération donnée soit la plus valable. D’où la nécessité de pouvoir changer d’avis et d’évoluer.
[^] # Re: Mensonge
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Arguments et mensonge. Évalué à 0.
J'aurais tendance à dire que la réalité est inaccessible.
Je me place exactement dans ce cadre. Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien, Socrate. Partant de là, la politique, le sujet de départ, n’est que la confrontation d’opinions (ce que vous appelez vérité), leur mise en débat, et leur délibération. Une citation que j’affectionne particulièrement :
Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vu d’arriver à un arbitrage — Paul Ricœur
Je crois que si on acceptait tous l’idée que l’autre ne pense pas comme nous, non pas par méchanceté, ni par fourvoiement ou erreur, mais tout simplement parce que nous ne pouvons prétendre à détenir mieux que lui la vérité, c’est-à-dire l’opinion conforme à la réalité, alors le monde serait bien plus apaisé.
Attention à ne pas tomber dans le relativisme comme le laisse supposer votre commentaire : toutes les opinions se valent à priori, mais ne se valent pas à posteriori ; c’est pour cela qu’il y a débat et délibération.
Mais absolument rien ne garantit qu’une délibération donnée soit la plus valable. D’où la nécessité de pouvoir changer d’avis et d’évoluer.