Il me semble avoir lu encore une dernière critique, plus sensée que celles que vous citez ; la faiblesse de la population utilisées, seulement deux cents rats. Et autant les commentaires vagues sur les statistiques inadéquates me restent hermétiques, autant cette critique là me paraît des plus raisonnables. Qu'est ce qu'une étude sur deux ans et deux cents rats pour garantir l'innocuité de pratiques agricoles révolutionnaires particulièrement suspectes.
Là où le bat blesse, c'est que les promoteurs de ces progrès techniques n'aient de toute évidence rien à opposer aux outrances de l'étude de Séralini. Où sont donc les cinq études indépendantes avec mille rats chacune élevés pendant cinq ans avec des régimes enrichis en round-up™® et dérivés ? Pourquoi ne questionne-t-on pas bien plus l'absence de chiffres du côté monsanto, que la paranoïa supposée de M. Séralini qui refuse de laisser l'accès à ses données brutes à des gens qu'il prétend soupçonner de malignité — et nul statisticien n'ignore qu'il est aisé faire dire aux chiffres ce que l'on souhaite. À cet égard, je me rappel très bien cette excellente campagne d'une grande marque de tabac — publiée dans les plus grands journeaux, dont la presse scientifique — qui montrait, statistiques fiables à l'appui, que fumer était « statistiquement » moins nocif que consommer deux biscuits par jour. Pour en revenir au schmilblick, je comprend mal qu'il soit nécessaire d'accéder aux données de M. Séralini. Ces détracteurs devraient disposer de données autrement plus fiables et significatives, collectées sur de nombreuses espèces de rats, pour mettre en pièce sa mise en scène. Ne pas les avoir paraît un aveux de culpabilité.
Il me semble que dans l'affaire, les vrais coupables ne sont pas nécessairement ceux qui ont produit de leur mieux une étude, et publié les résultats en les éclairant sous un jour propice à provoquer un choc d'opinion.
[^] # Re: le fond ok mais la forme...
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Arguments et mensonge. Évalué à 10.
Il me semble avoir lu encore une dernière critique, plus sensée que celles que vous citez ; la faiblesse de la population utilisées, seulement deux cents rats. Et autant les commentaires vagues sur les statistiques inadéquates me restent hermétiques, autant cette critique là me paraît des plus raisonnables. Qu'est ce qu'une étude sur deux ans et deux cents rats pour garantir l'innocuité de pratiques agricoles révolutionnaires particulièrement suspectes.
Là où le bat blesse, c'est que les promoteurs de ces progrès techniques n'aient de toute évidence rien à opposer aux outrances de l'étude de Séralini. Où sont donc les cinq études indépendantes avec mille rats chacune élevés pendant cinq ans avec des régimes enrichis en round-up™® et dérivés ? Pourquoi ne questionne-t-on pas bien plus l'absence de chiffres du côté monsanto, que la paranoïa supposée de M. Séralini qui refuse de laisser l'accès à ses données brutes à des gens qu'il prétend soupçonner de malignité — et nul statisticien n'ignore qu'il est aisé faire dire aux chiffres ce que l'on souhaite. À cet égard, je me rappel très bien cette excellente campagne d'une grande marque de tabac — publiée dans les plus grands journeaux, dont la presse scientifique — qui montrait, statistiques fiables à l'appui, que fumer était « statistiquement » moins nocif que consommer deux biscuits par jour. Pour en revenir au schmilblick, je comprend mal qu'il soit nécessaire d'accéder aux données de M. Séralini. Ces détracteurs devraient disposer de données autrement plus fiables et significatives, collectées sur de nombreuses espèces de rats, pour mettre en pièce sa mise en scène. Ne pas les avoir paraît un aveux de culpabilité.
Il me semble que dans l'affaire, les vrais coupables ne sont pas nécessairement ceux qui ont produit de leur mieux une étude, et publié les résultats en les éclairant sous un jour propice à provoquer un choc d'opinion.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace