• # Vrai débat, faux problème (à moins que ce ne soit l'inverse)

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Calimaq : Défense et illustration de la clause non commerciale. Évalué à 2.

    Avant (ou après) avoir constaté l'ampleur du phénomène NC :

    • la non compréhension du libre a largement été évoquée ici, et je n'ai rien a y ajouter. Si ce n'est qu'il y a quelques années, en tant que musicien compositeur amateur, j'avais également succombé à cette dérive…

    • la méfiance (le rejet ?) d'un tout marchand. Si la démarche est consciente (l'art n'est pas une marchandise) c'est une attitude qui se respecte. Si c'est juste une peur inavouée (ils vont se faire du fric sur mon dos) c'est sans doute un obscurantisme de plus à combattre. C'est en tous cas symptomatique d'une civilisation qui se délite et en laquelle plus grand monde ne croit. Et c'est encore l'occasion de citer Antonio Gramsci : « La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître »

    • Mais le point qui me fascine est d'un autre ordre : ça sert à quoi ? Imaginez-vous une radio, un organisateur de spectacle, un i-tunes…. qui accepterait de diffuser une œuvre en licence libre ? Ceci est à l'encontre même de leurs principes et de leur Business model. J'ai vu passer (je ne sais plus où, sans doute ici) une news au sujet d'AppleStore rejetant un livre au motif… qu'il se réclamait du libre.

    Et si la question est : comment combattre un système économico-politique que l'on jugerait (selon ses convictions) corrompus, alors la solution individuelle (individualiste) non seulement ne le combat pas mais le renforce.

    Ce qui est finalement un faux débat en même temps qu'un faux problème.