L'éthique est à la fondation du droit, lorsque la loi est pensée et posée.
D'une part le droit formalise des normes (qui, quand elles ne sont pas le produit d'une morale donnée, sont bien souvent justifiées par une morale donnée) et d'autre part il traduit des principes moraux.
C'est une fois que le droit est posé qu'il n'a plus (idéalement du moins) à être moralisé : il ne reste plus alors de problèmes moraux, seulement des problèmes logiques.
Pour reprendre ton exemple, c'est parce que l'on considère que vivre ensemble est un bien et une fin en soi (ce qui est un jugement moral) que la loi cherchera à définir les règles qui traduiront ce principe.
Autre exemple, c'est parce que l'homosexualité étant longtemps considérée comme un péché qu'elle était légalement interdite et réprimée.
Il y a toujours de la morale dans le droit et derrière le droit, même s'il ne devrait pas y avoir dans son application : une fois que la règle est fixée, il ne devrait plus y avoir de problème moral, seulement des problèmes d'interprétations et de logique (savoir si tel ou tel acte tombe sous le coup de telle ou telle loi).
[^] # Re: mon avis
Posté par Passant . En réponse au journal Dépénalisation du cannabis. Qu'en pensez-vous ?. Évalué à 3.
L'éthique est à la fondation du droit, lorsque la loi est pensée et posée.
D'une part le droit formalise des normes (qui, quand elles ne sont pas le produit d'une morale donnée, sont bien souvent justifiées par une morale donnée) et d'autre part il traduit des principes moraux.
C'est une fois que le droit est posé qu'il n'a plus (idéalement du moins) à être moralisé : il ne reste plus alors de problèmes moraux, seulement des problèmes logiques.
Pour reprendre ton exemple, c'est parce que l'on considère que vivre ensemble est un bien et une fin en soi (ce qui est un jugement moral) que la loi cherchera à définir les règles qui traduiront ce principe.
Autre exemple, c'est parce que l'homosexualité étant longtemps considérée comme un péché qu'elle était légalement interdite et réprimée.
Il y a toujours de la morale dans le droit et derrière le droit, même s'il ne devrait pas y avoir dans son application : une fois que la règle est fixée, il ne devrait plus y avoir de problème moral, seulement des problèmes d'interprétations et de logique (savoir si tel ou tel acte tombe sous le coup de telle ou telle loi).