Par contre, la solution ne serait elle pas d'implémenter une couche supplémentaire ?
Par là, j'entend une lib au dessus de GTK/QT/Xlib/Whatever qui proposerait une API d'abstraction à ces toolkit dont tu parles.
Le développeur libre n'aurait qu'à utiliser cette librairie, et cette dernière se chargerait, en fonction du contexte d'exécution,
d'appeler le toolkit le plus adapté.
C'est une idée récurrente depuis l'aube de l'informatique et résumée par ceci :
Titre de l'image
Moi, j'appelle ça la théorie de la décharge à ordures : à l'instar de ces dépôts où l'on entasse toutes les ordures du département, avant de les recouvrir par une couche de terre pour en re-déverser encore dessus par la suite, on assiste régulièrement à l'établissement d'une nouvelle couche d'abstraction unifiée censée guérir tous les maux de la Terre et blanchir les dents pendant le sommeil. C'est oublier le fait qu'une fois qu'elles sont en place, et sous réserve qu'elles soient à la fois réussies, adaptées aux besoins des développeurs comme des utilisateurs et qu'elle aient gagné leur bataille contre les autres technologies similaires, le moment où elles commencent réellement à jouer leur rôle (quand les développeurs se l'approprient et s'appuient dessus) coïncide en général avec celui où l'on voit apparaître — au dessus de cette couche — de nouvelles technologies concurrentes. Le problème réapparaît alors comme la mauvaise herbe jusqu'à ce que, tôt ou tard, on soit contraint de mettre par dessus ce fatras une nouvelle couche d'abstraction.
La seule vraie solution consiste à pondre quelque chose qui soit vraiment meilleure sur tous les plans, c'est-à-dire innovante, capable de s'adapter sur une longue durée à l'évolution (donc faire de la futurologie, et en informatique de surcroît), beaucoup plus simple que tout ce qui existait jusqu'alors, sans régression et si possible compatible, binairement et dans la philosophie pour que les gens qui ont beaucoup investi de leur personne dans une technologie n'ait pas à tout reprendre de zéro. La quadrature du cercle, donc.
Sinon, il y a le rapport de force : verrouiller la technologie et se limiter à quelques use cases pour forcer les gens à s'y conformer. Ça a l'air de bien marcher avec Apple, mais dans le logiciel libre c'est en général voué à l'échec (et on a beau être vendredi, je ne ferai pas état d'un certain projet d'environnement de bureau qui semble avoir pris le premier comme modèle).
[^] # Re: Une solution ?
Posté par Obsidian . En réponse au journal Conseils aux libristes, 3e partie : surmonter l’obsession du « toolkit ». Évalué à 10.
C'est une idée récurrente depuis l'aube de l'informatique et résumée par ceci :
Titre de l'image
Moi, j'appelle ça la théorie de la décharge à ordures : à l'instar de ces dépôts où l'on entasse toutes les ordures du département, avant de les recouvrir par une couche de terre pour en re-déverser encore dessus par la suite, on assiste régulièrement à l'établissement d'une nouvelle couche d'abstraction unifiée censée guérir tous les maux de la Terre et blanchir les dents pendant le sommeil. C'est oublier le fait qu'une fois qu'elles sont en place, et sous réserve qu'elles soient à la fois réussies, adaptées aux besoins des développeurs comme des utilisateurs et qu'elle aient gagné leur bataille contre les autres technologies similaires, le moment où elles commencent réellement à jouer leur rôle (quand les développeurs se l'approprient et s'appuient dessus) coïncide en général avec celui où l'on voit apparaître — au dessus de cette couche — de nouvelles technologies concurrentes. Le problème réapparaît alors comme la mauvaise herbe jusqu'à ce que, tôt ou tard, on soit contraint de mettre par dessus ce fatras une nouvelle couche d'abstraction.
La seule vraie solution consiste à pondre quelque chose qui soit vraiment meilleure sur tous les plans, c'est-à-dire innovante, capable de s'adapter sur une longue durée à l'évolution (donc faire de la futurologie, et en informatique de surcroît), beaucoup plus simple que tout ce qui existait jusqu'alors, sans régression et si possible compatible, binairement et dans la philosophie pour que les gens qui ont beaucoup investi de leur personne dans une technologie n'ait pas à tout reprendre de zéro. La quadrature du cercle, donc.
Sinon, il y a le rapport de force : verrouiller la technologie et se limiter à quelques use cases pour forcer les gens à s'y conformer. Ça a l'air de bien marcher avec Apple, mais dans le logiciel libre c'est en général voué à l'échec (et on a beau être vendredi, je ne ferai pas état d'un certain projet d'environnement de bureau qui semble avoir pris le premier comme modèle).