Plus sérieusement :
« Non, il bouffe la mauvaise qualité car c'est de mauvaise qualité (copie de dépêche AFP). »
Vous n’avez jamais lu un Diplo, qui propose autre chose. Cet autre chose, c’est ce que vous appelez la subjectivité. J’ai un scoop pour vous : un journaliste n’est pas omniscient, il est nécessairement subjectif. La différence avec un autre journal : c’est que le Diplo ne suit pas le vent dominant pour donner l’illusion de l’objectivité. Pour suivre aussi Mediapart, la pensée est beaucoup plus mainstream en règle générale, mais elle n’en est pas plus objective. Le Diplo fait partie de la presse d’opinion et l’assume pleinement, contrairement à d’autres. Pour développer un esprit critique, c’est un peu la première étape d’avoir des opinions, de les exprimer, d’argumenter.
Le problème n’est pas le numérique en soi, mais bien le modèle socio-économique qui l’accompagne. Le règne de la pseudo-gratuité vient avec une qualité de contenu pauvre, qui se contente de rapporter des faits. Sans interprétation, sans contextualisation, c’est de l’information poubelle, elle ne sert strictement à rien à la compréhension du monde. Mais l’interprétation met nécessairement en lumière les opinions du journaliste. On ne peut pas avoir à la fois une neutralité totale (qui le pourrait ? Rien que la sélection de l’information est subjectif) et réclamer autre chose que la simple énumération de faits, boulot de l’AFP. Il faut choisir. Bref, vous réclamez une plus-value, Le Diplo en apporte, vous la refusez.
L’attaque contre Google a précisément tout à faire. Google est un diffuseur de contenu et ne produit pas. C’est bien un problème. Le but est de montrer qu’il y a une concurrence déloyale avec la presse traditionnelle. Celle qui produit réellement du contenu et qui ne se contente pas de rapporter benoîtement des faits sans recul et/ou de les agréger comme le fait Google.
PS : un édito est un parti pris, comme on en rencontre dans tous les titres de presse.
[^] # Re: Il y a du bon et du moins bon dans l'article
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal « On n’a plus le temps... ». Évalué à 9.
« Je ne vais pas tout relever dans l'article »
Pas le temps !?
Plus sérieusement :
« Non, il bouffe la mauvaise qualité car c'est de mauvaise qualité (copie de dépêche AFP). »
Vous n’avez jamais lu un Diplo, qui propose autre chose. Cet autre chose, c’est ce que vous appelez la subjectivité. J’ai un scoop pour vous : un journaliste n’est pas omniscient, il est nécessairement subjectif. La différence avec un autre journal : c’est que le Diplo ne suit pas le vent dominant pour donner l’illusion de l’objectivité. Pour suivre aussi Mediapart, la pensée est beaucoup plus mainstream en règle générale, mais elle n’en est pas plus objective. Le Diplo fait partie de la presse d’opinion et l’assume pleinement, contrairement à d’autres. Pour développer un esprit critique, c’est un peu la première étape d’avoir des opinions, de les exprimer, d’argumenter.
Le problème n’est pas le numérique en soi, mais bien le modèle socio-économique qui l’accompagne. Le règne de la pseudo-gratuité vient avec une qualité de contenu pauvre, qui se contente de rapporter des faits. Sans interprétation, sans contextualisation, c’est de l’information poubelle, elle ne sert strictement à rien à la compréhension du monde. Mais l’interprétation met nécessairement en lumière les opinions du journaliste. On ne peut pas avoir à la fois une neutralité totale (qui le pourrait ? Rien que la sélection de l’information est subjectif) et réclamer autre chose que la simple énumération de faits, boulot de l’AFP. Il faut choisir. Bref, vous réclamez une plus-value, Le Diplo en apporte, vous la refusez.
L’attaque contre Google a précisément tout à faire. Google est un diffuseur de contenu et ne produit pas. C’est bien un problème. Le but est de montrer qu’il y a une concurrence déloyale avec la presse traditionnelle. Celle qui produit réellement du contenu et qui ne se contente pas de rapporter benoîtement des faits sans recul et/ou de les agréger comme le fait Google.
PS : un édito est un parti pris, comme on en rencontre dans tous les titres de presse.