• [^] # Re: Fin des privilèges

    Posté par . En réponse au journal Situation des frontaliers Suisse : vers la fin du choix de cotisation pour l'assurance maladie. Évalué à 4.

    Le franc suisse n'a jamais été librement fixé. La BNS a pour mission de maintenir une politique monétaire avantageuse pour la Suisse, article 99 alinea 2 de la constitution.
    Ensuite la Chine manipule sa monnaie en la maintenant sous-évaluée, la BNS, par contre, investit dans l'euro afin de l'empêcher de s'effondrer et maintenir le franc suisse à 1.20. C'est deux processus très différent.

    Et si la Suisse fait ça, c'est parce que l'Europe va mal parce que les grandes puissances de l'union ont écrit le traité de Maastricht et l'ont ignoré complètement durant les beaux jours de l'économie afin de sur-profiter. Au premier tourment économique, tous ces pays ce sont effondrés économiquement, provoquant une belle merde.
    Durant cette période d'euphorie économique, en Suisse on votait le frein à l'endettement : on a pas pu profiter des beaux jours (on s'est serré la ceinture), le peuple a refusé une baisse d'impôts et, plus dernièrement, on a refusé une augmentation des vacances. Moralité après plus de dix ans à se serrer la ceinture, on résiste bien à la crise.

    Ce système de frein à l'endettement, qui nous a évité le même sort que le reste de l'Europe dans cette crise, a été repris, et adapté, par l'Allemagne. C'est un système très pragmatique qui dit simplement que quand tout va bien, au lieu d'investir dans des orgies euphoriques, on réduit la dette.

    Bon maintenant tu peux continuer à croire que c'est Halliday, grâce au secret bancaire, qui a sauvé la Suisse.

    "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell