• [^] # Re: Popularité ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie de Gambas 3.3. Évalué à 5.

    Je pense que chaque programmeur devrait écrire son langage de programmation. Comme un musicien qui exprimerait son langage musical en jouant ses propres compositions. Comme un comédien qui jouerait ce qu'il a à raconter. Et si on réfléchit bien, c'est toujours comme ça que ça devrait être.

    L'analogie n'est pas correcte, un musicien fait ses propres compositions sans ré-inventer le solfège et heureusement d'ailleurs !!

    Si tu creuses, je t'assure que l'analogie est correcte : déjà je n'ai pas parlé de partition. Une composition n'implique pas forcément une partition.

    La majeure partie de la musique jouée dans le monde n'utilise pas de partition. Et un musicien n'est pas une boîte à musique dont le programme est la partition.

    Le solfège est un genre d'espéranto musical (largement occidental), et une même partition donnera deux musiques différentes jouée par deux musiciens différents (et au pire, on peut jouer la Marseillaise dans le style de Mozart).

    Pour ce qui est d'écrire son propre langage de programmation, je suis moyennement d'accord car cela met en œuvre des connaissances qui ne pas nécessaires à tout programmeur.

    J'exagérais un peu (hum) : j'ai écrit ces paragraphes en pensant non pas au côté pragmatique de l'activité "écriture de programmes", mais à son côté artisanal et artistique.

    Au moyen-âge, un ouvrier devenait maître après avoir réalisé un chef-d’œuvre, qui était à la fois une démonstration de son savoir-faire, une garantie pour ses clients, et une expression artistique personnelle.

    Dans le cas du programmeur, un chef-d’œuvre peut être n'importe quel type de logiciel bien sûr. Mais le plus cool, c'est langage de programmation, non ? :-)

    Le monde moderne se caractérise (entre autres) par l'uniformisation, et l'ouvrier (au sens large) n'a plus sa place dans le processus de production. Sauf s'il se contente d'être un numéro interchangeable, un simple rouage d'une machine qui le dépasse. Fini les corporations et l'art au sens premier du terme.

    Heureusement, ce n'est pas encore le cas dans le métier de programmeur, et le logiciel libre est un mouvement moyenâgeux qui rappelle les périodes où l'on construisait des cathédrales. Sauf qu'on y travaillait pour Dieu. Pour qui travaillons-nous ? :-)