Je dois avouer ne pas avoir vu énormément d'infos sur les réactions de la société tunisienne "dans son ensemble". Tu aurais une lecture à conseiller ?
J'ai envie de dire que justement, le fait qu'il n'y a aucune réaction de soutien avec un minimum d'envergure veut tout dire. Mais du coup, je n'ai que des remarques de journalistes et des citations de quidam, sans données chiffrées ni quoi que ce soit. Je ne sais pas si ça te convaincra…
Ceux qui, en Tunisie, soutiennent les deux internautes, se comptent sur les doigts de la main. Parmi eux, Bochra Belhaj Hmida, avocate à Tunis et activiste des droits humains : « Malheureusement, et ce n’est ni récent ni spécifique à la Tunisie mais c’est dans tout le monde arabe, nous n’avons jamais travaillé sur les libertés individuelles. On a toujours réfléchi à la liberté dans un cadre collectif, dans un esprit politique. Donc les gens, politiquement, ce n’est pas correct de les défendre ».
Dans cette ville où la sérénité de la médina, du cimetière marin et la beauté du phare évoquent tout sauf l’extrémisme, le procès des deux internautes fait par les habitants est presque plus violent que le jugement prononcé par la justice. Sur la petite place du Caire qui porte bien son nom avec ses arbres et ses fumeurs de chicha, la douceur de vivre est vite rattrapée par la réalité sortant de la bouche des jeunes attablés. « 7 ans ? Pas assez, lâche Ahmed, 22 ans. Tout le temps c’aurait été plus juste ! » « Ils ont caricaturé le prophète, notre guide, ils méritent plus que la prison !» ajoute Amenallah, 24 ans. Pourtant ces jeunes portant casquettes et baskets semblent plus prompts à draguer les filles qu’à prier cinq fois par jour.
[…]
Aujourd’hui, rares en Tunisie sont ceux qui soutiennent Ghazi et Béji. « Ça n’est pas politiquement correct de défendre des gens trop différents, explique l’avocate.»
On a là soit une belle preuve de la manipulation par les médias pour faire passer les musulmans pour d'affreux barbares, soit une indication de la réaction de la majeure partie de la population tunisienne, bien au delà des électeurs d'Ennahdha.
Moi, ma fréquentation de forum d'ex-musulmans me convainc de la deuxième explication.
Cela dit, pour prendre l'exemple de la Tunisie, mon opinion est qu'on est bien davantage dans du politique qui instrumentalise le religieux : un parti conservateur a remporté les élections, du coup les ultra-conservateurs cherchent à se faire leur place.
Si Ennahdha a instrumentalisé l'affaire Ghazi et Béji, je veux bien une source qui en parle. D'autant que je sache, ils n'en ont quasiment pas parlé. Drôle de façon d'instrumentaliser.
Faut voir la gueule du débat en même temps, ça devient de plus en plus compliqué d'avoir une position nuancée.
C'est pas nouveau. Même pour des apostats issus de familles musulmanes, ça devient difficile de ne pas se faire traiter de fasciste d'extrême-droite. Et l'utilisation du mot islamophobe sert justement à cette stigmatisation, c'est pour ça que je le détourne.
LinuxFr, parfois c'est bien de la MERDE : https://linuxfr.org/users/c2462250/journaux/ecriture-inclusive-feministes-et-wikipedia#comment-1793140
[^] # Re: Si le troll s’enlise
Posté par O'neam Anne . En réponse au journal Le prophète et la liberté. Évalué à 1.
J'ai envie de dire que justement, le fait qu'il n'y a aucune réaction de soutien avec un minimum d'envergure veut tout dire. Mais du coup, je n'ai que des remarques de journalistes et des citations de quidam, sans données chiffrées ni quoi que ce soit. Je ne sais pas si ça te convaincra…
http://www.franceinter.fr/emission-ailleurs-en-tunisie-il-est-risque-d-etre-athee
http://www.lesinrocks.com/2012/08/29/actualite/athees-en-tunisie-passez-par-la-case-prison-11292643/
On a là soit une belle preuve de la manipulation par les médias pour faire passer les musulmans pour d'affreux barbares, soit une indication de la réaction de la majeure partie de la population tunisienne, bien au delà des électeurs d'Ennahdha.
Moi, ma fréquentation de forum d'ex-musulmans me convainc de la deuxième explication.
Si Ennahdha a instrumentalisé l'affaire Ghazi et Béji, je veux bien une source qui en parle. D'autant que je sache, ils n'en ont quasiment pas parlé. Drôle de façon d'instrumentaliser.
C'est pas nouveau. Même pour des apostats issus de familles musulmanes, ça devient difficile de ne pas se faire traiter de fasciste d'extrême-droite. Et l'utilisation du mot islamophobe sert justement à cette stigmatisation, c'est pour ça que je le détourne.
LinuxFr, parfois c'est bien de la MERDE : https://linuxfr.org/users/c2462250/journaux/ecriture-inclusive-feministes-et-wikipedia#comment-1793140