Bah, c'est clair que la religion parasite la machinerie du cerveau destinée à gérer les relations familiales : les dieux sont des pères (parfois des mères), ils t'ont créé, tu leur dois obéissance, ils t'aiment inconditionnellement mais tu dois bien te comporter vis-à-vis d'eux, et ils te consolent quand tu es malheureux. Je pense que ça couvre bien les aspects crainte - dévotion - respect, mais j'ai du mal à voir en quoi ceci est différent de la superstition: finalement, la figure du dieu est une sorte de parent omniscient virtuel, ce n'est pas très différent du culte des ancêtres et autres superstitions chamaniques.
La religion met aussi souvent en avant une série de "valeurs", qui sont en fait la plupart du temps des valeurs universelles (interdiction du meurtre, du vol, de l'inceste…). C'est assez frappant de voir à quel point cet argument est présent chez les croyants, qui semblent persuadés que les athées n'ont pas de valeurs morales—et ça fait assez froid dans le dos de penser que la raison qui les empêche de tuer et de violer repose sur des croyances irrationelles plutôt que sur une réflexion personnelle.
[^] # Re: Pour!
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le prophète et la liberté. Évalué à 7.
Bah, c'est clair que la religion parasite la machinerie du cerveau destinée à gérer les relations familiales : les dieux sont des pères (parfois des mères), ils t'ont créé, tu leur dois obéissance, ils t'aiment inconditionnellement mais tu dois bien te comporter vis-à-vis d'eux, et ils te consolent quand tu es malheureux. Je pense que ça couvre bien les aspects crainte - dévotion - respect, mais j'ai du mal à voir en quoi ceci est différent de la superstition: finalement, la figure du dieu est une sorte de parent omniscient virtuel, ce n'est pas très différent du culte des ancêtres et autres superstitions chamaniques.
La religion met aussi souvent en avant une série de "valeurs", qui sont en fait la plupart du temps des valeurs universelles (interdiction du meurtre, du vol, de l'inceste…). C'est assez frappant de voir à quel point cet argument est présent chez les croyants, qui semblent persuadés que les athées n'ont pas de valeurs morales—et ça fait assez froid dans le dos de penser que la raison qui les empêche de tuer et de violer repose sur des croyances irrationelles plutôt que sur une réflexion personnelle.