Mon propos est que dans tous les métiers, savoir lire, parler, et écrire français, savoir s'exprimer de manière claire par écrit, prend une place de plus en plus importante. Même dans des métiers où on pense à priori que ça ne sert à rien, comme conduire un camion, faire le ménage ou que sais-je encore.
Si un technicien de surfaces[1] doit laisser un mot au client, faire une note de service pour remonter certains problèmes, ou exprimer ses besoins en matériel et produits divers, qu'il sache le faire lui-même sans avoir à le dicter à un contre-maître, c'est mieux. Le contre-maître a plus de temps pour faire des devis. Même chose pour un employé qui met des trucs dans des cartons toute la journée dans une usine ou creuse des trous dans une route.
Alors à part encore peut-être pour ramasser des fruits et des légumes en étant payé au kilo ce n'est pas un critère, entre deux techniciens de surfaces qui bossent à la même vitesse, entre celui qui écrit comme un goret et celui qu'on arrive à lire sans faire un effort intellectuel pesant, je choisi le deuxième sans hésiter.
je ne sais pas comment qualifier la culture élitiste en opposition à la culture de masse
Tu viens de le faire non (élitiste vs. de masse) ? Enfin, il y a aussi la culture « courante » qui vient se placer entre celle des élites et celle des masses abruties.
Bref, un bon chauffeur routier international devrait être capable de parler 2 ou 3 langues, voir plus, et ça passe souvent par une maîtrise de l'écrit dans sa langue natale.
Je le sais, je suis pompiste/livreur de gaz.
Et tu sais écrire correctement, c'est fou ? Peut-être que :
la plupart n'ont que très peu de culture « intellectuelle »
est sûrement un fait. Ce n'est pas pour ça que ça doit le rester et que ce n'est pas un handicape pour la société.
[1] Je préfère le terme « agent de propreté » et je suis loin de dénigrer ce métier, je l'ai moi-même fait, et je me demande ce que les informaticiens (ou autres travailleurs « intellectuels ») diraient si ils devaient faire le ménage eux-mêmes dans leur bureau. Il est également intéressant de constater la confiance tacite envers ses travailleurs (basée sur leur réputation d'ignorance ?), qui ont souvent, dans beaucoup d'entreprises, un accès physique aux machines ou aux dossiers, bien tranquille entre 3h et 6h du matin…
[^] # Re: Pouuuusssssser y a encore de la plaaaaace.
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au sondage Question gestion de l'énergie. Évalué à 2.
Mon propos est que dans tous les métiers, savoir lire, parler, et écrire français, savoir s'exprimer de manière claire par écrit, prend une place de plus en plus importante. Même dans des métiers où on pense à priori que ça ne sert à rien, comme conduire un camion, faire le ménage ou que sais-je encore.
Si un technicien de surfaces[1] doit laisser un mot au client, faire une note de service pour remonter certains problèmes, ou exprimer ses besoins en matériel et produits divers, qu'il sache le faire lui-même sans avoir à le dicter à un contre-maître, c'est mieux. Le contre-maître a plus de temps pour faire des devis. Même chose pour un employé qui met des trucs dans des cartons toute la journée dans une usine ou creuse des trous dans une route.
Alors à part encore peut-être pour ramasser des fruits et des légumes en étant payé au kilo ce n'est pas un critère, entre deux techniciens de surfaces qui bossent à la même vitesse, entre celui qui écrit comme un goret et celui qu'on arrive à lire sans faire un effort intellectuel pesant, je choisi le deuxième sans hésiter.
Tu viens de le faire non (élitiste vs. de masse) ? Enfin, il y a aussi la culture « courante » qui vient se placer entre celle des élites et celle des masses abruties.
Bref, un bon chauffeur routier international devrait être capable de parler 2 ou 3 langues, voir plus, et ça passe souvent par une maîtrise de l'écrit dans sa langue natale.
Et tu sais écrire correctement, c'est fou ? Peut-être que :
est sûrement un fait. Ce n'est pas pour ça que ça doit le rester et que ce n'est pas un handicape pour la société.
[1] Je préfère le terme « agent de propreté » et je suis loin de dénigrer ce métier, je l'ai moi-même fait, et je me demande ce que les informaticiens (ou autres travailleurs « intellectuels ») diraient si ils devaient faire le ménage eux-mêmes dans leur bureau. Il est également intéressant de constater la confiance tacite envers ses travailleurs (basée sur leur réputation d'ignorance ?), qui ont souvent, dans beaucoup d'entreprises, un accès physique aux machines ou aux dossiers, bien tranquille entre 3h et 6h du matin…