Connotation positive également partagée avec le fait d'acheter (ou d'être emprisonné par) un iBidule. Si l'on parle de tomber amoureux, n'est-ce pas — au moins au départ — parce qu'il s'agit de perdre sa liberté en étant soumis aux caprices et à l'aveuglement de la passion ?
De même, qu'on pourra préférer se délecter du côté branché de la possession de gadgets électroniques, il n'en reste pas moins qu'ils sont, à raison, associés à des aliénations ; d'où les jailbreak, ou encore les nécessités de déconnexions éprouvées par certains.
En ce qui concerne la chute dans le domaine public, comme pour les autres exemples cités, la connotation négative n'est vraisemblablement pas fortuite non plus. Il semble qu'il s'agisse bien de décrire la perte des rentes d'exploitation exclusive. Et si la majorité s'y trompe et ne croit y discerner que l'aspect positif, il me semble que le travail de sape en est d'autant plus abouti.
Il n'est besoin que d'interroger le quidam sur les thèmes de propriété intellectuelle (brevetabilité, droit d'auteur…) pour être effaré de la profondeur de pénétration d'une idéologie pourtant nettement défavorable au citoyen lambda. On sera surpris de découvrir à quel point tout un chacun est capable de proférer un discours bien plus extrémiste que tout ce qu'osent les professionnels du domaine. Cette attitude étant corrélée à la faible perception des enjeux : bien souvent les personnes ne se rendent pas compte des implications de leurs conceptions, et ainsi en discours elles se départissent sans sourciller de bien des droits et jouissances fondamentaux.
NB : Et paradoxalement ensuite, c'est à qui s'affranchira le mieux de toutes ces considérations rétrogrades pour télécharger sans vergogne toute sorte de divertissement. Ah, les mystères de la conscience !
[^] # Re: "tomber dans le domaine public"
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Naissance du collectif SavoirsCom1. Évalué à 5. Dernière modification le 24 septembre 2012 à 12:48.
Connotation positive également partagée avec le fait d'acheter (ou d'être emprisonné par) un iBidule. Si l'on parle de tomber amoureux, n'est-ce pas — au moins au départ — parce qu'il s'agit de perdre sa liberté en étant soumis aux caprices et à l'aveuglement de la passion ?
De même, qu'on pourra préférer se délecter du côté branché de la possession de gadgets électroniques, il n'en reste pas moins qu'ils sont, à raison, associés à des aliénations ; d'où les jailbreak, ou encore les nécessités de déconnexions éprouvées par certains.
En ce qui concerne la chute dans le domaine public, comme pour les autres exemples cités, la connotation négative n'est vraisemblablement pas fortuite non plus. Il semble qu'il s'agisse bien de décrire la perte des rentes d'exploitation exclusive. Et si la majorité s'y trompe et ne croit y discerner que l'aspect positif, il me semble que le travail de sape en est d'autant plus abouti.
Il n'est besoin que d'interroger le quidam sur les thèmes de propriété intellectuelle (brevetabilité, droit d'auteur…) pour être effaré de la profondeur de pénétration d'une idéologie pourtant nettement défavorable au citoyen lambda. On sera surpris de découvrir à quel point tout un chacun est capable de proférer un discours bien plus extrémiste que tout ce qu'osent les professionnels du domaine. Cette attitude étant corrélée à la faible perception des enjeux : bien souvent les personnes ne se rendent pas compte des implications de leurs conceptions, et ainsi en discours elles se départissent sans sourciller de bien des droits et jouissances fondamentaux.
NB : Et paradoxalement ensuite, c'est à qui s'affranchira le mieux de toutes ces considérations rétrogrades pour télécharger sans vergogne toute sorte de divertissement. Ah, les mystères de la conscience !
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace