On avait avancé comme explication de la faible diffusion du film par le coût des copies, cette explication ne me convient pas, pas aujourd'hui, et surement pas demain.
Non, on avait avancé que cela faisait partie d'un tout : le coût des copies, les VPF, l'envie du distributeur, l'envie de l'exploitant, l'envie des spectateurs, des accords entre distributeur et exploitant et de la démarche commerciale et pertinente de diffuser un film de niche dans une salle de 50 places dans une petite ville de province qui - au bout du compte - tu sais qu'il ne fera que 5 spectateurs a tout casser. (A ce niveau, ils préfèrent envoyer une copie à la grande ville à côté que 10 dans des petits villes; sauf si économiquement, le distributeur saura que dans les 10 petites villes il va faire le plein à chaque séance).
Déjà si c'est 500 go dans les 24H, c'est qu'il y eu une couille dans l'organisation;
Non, c'est comme cela. Cela a toujours été et cela le sera toujours. Les copies sont envoyés le lundi ou mardi. Certes certains les envoient avant mais la plupart des copies sont envoyés dès la sortie du labo directement vers les salles de cinéma.
ensuite tu peux toujours donner le lien rapidshare ou autre spécialiste de distribution de contenu,
Mon dieu, mais tu te relis quand tu ponds des trucs comme ca ???
Un lien rapidshare… 500 Go…. un contenu d'un studio. Ca fait très pro. Et pourquoi pas dl.free.fr aussi ?
Si je faisais cela, non seulement le studio m'appelle en furie (Nick?), mais en plus il y a rupture de contrat dans l'instant.
Pour ceux qui ont une connexion de merde, effectivement l'envoie de disque dur, c'est plus couteux.
Oh! enfin, tu comprends. Tu sauras que les connexions "de merde" comme tu dis, c'est beaucoup.
Rapidement, la répartition au niveau des salles en France, c'est 15% publics. 35% associations; 50% exploitations privées.
Tous n'ont pas des backbones qui arrivent directement au sein du cinéma (et même pour les exploitations privées)
Je suis d'accord pour dire qu'un cinéma ça coûte , je n'ai jamais dis le contraire (par contre 10€ la place + des pubs, crois moi ils ont de la marge);
Que cela coûte cher, oui. Mais crois-moi, les exploitants roulent pas tous sur l'or. ~40% d'un billet à 9.5/10€; mais la plupart des billets sont autour des 6€ (source CNC); et encore, tu as les abonnements, où à partir de 3 films, ils commencent a y perdre…
Pour info, le prix par billet en France est entre 6,14 et 6,32€.
Malgré son prix parfois haut (+9€ dans certaines agglomérations) Il reste en dessous de l’indice d’inflation alors que les coûts par fauteuil (location, sécurité, gestion, …) ont explosés en 10 ans (+87%, passant de 1900€ à 3700€).
On se retrouve donc devant un dilemme pour l’exploitant entre la stagnation du prix du billet ce qui correspondra à une perte de revenu pour celui-ci. Ou bien une augmentation: mais pousser le curseur jusqu’à combien ? A ce niveau, on risque de se retrouver avec un ticket de cinéma au prix du marché japonais: 20€ environ.
En ce qui concerne la répartition d’un billet (à 7€):
Part nette exploitant avant impôts sur les sociétés: 2,88€
Droits musicaux (SACEM quoi), cotisation CNC, cotisation syndicale et redevance de programmation: 0,05€
Part distributeur: 2.93€
TSA (10,72%): 0,75€
TVA (5,5%): 0.39€
41% du prix du billet revient donc à l’exploitant.
42% pour le distributeur.
je râle contre les personnes qui justifient la non diversité par le coût d'une copie.
La non-diversité est un tout : Coût des copies (prenons un film lambda c'est environ 400 copies, (400*200)+(400*600)+(400*30)
(200 = coût de la copie ; 600 = VPF; 30 = distribution numérique ou physique)
Cela te donne déjà 332.000 € (coût de copie total : 80.000 €)
Et encore, 400 copies, c'est lambda. Et pour le VPF, ca peut-être plus grand, comme le prix de la distribution num/phys.
Comme on dit : Get the fact.
Cela a un coût quoiqu'on en pense.
En France, cela représente 77.557 copies au total (chiffre 2008, donc on peut imaginer beaucoup plus maintenant)
Et là, je te parle que de la copie/distribution du film. Tu rajoutes à cela la traduction, le doublage, la post-production, l'agrément CNC (oui car il faut payer pour avoir un agrément) et enfin la publicité/marketing (affichage, trailer, facebook/twitter, etc…).
Tout ceci n'est pas gratuit, et même moi en tant que petit distributeur débrouillard, je ne peux réduire les coûts au dela d'un cap.
Que tu diffuses 10 films différents ou 9 films différents le coût de fonctionnement n'est pas très différent.
Je pense que tu n'as pas compris que cela importe peu ce qui est diffusé (sauf peut-être pour les cinémas Arts et Essais, mais eux survivent grâce aux aides du CNC et aux collectivités locales; beaucoup s'en cache)
L'important (pour l'exploitant) est de savoir combien de spectateur va venir en salle.
Si un exploitant pense qu'un petit film d'auteur fera remplir son cinéma, il prendra le film d'auteur avec grand plaisir.
Tu peux retourner le truc dans tous les sens : Le cinéma, c'est pas de la VOD, tu n'as pas une timeline infinie. Tu as des créneaux (7*5 = 35 séances). Si le film ne dépasse pas un cap de rentabilité (pour au moins faire vivre la salle de cinéma) dans ce créneau 35, il est directement retiré. Aucun état d'âme. Et cela est vrai aussi pour les films à gros budget. Regarde le four de "Carter" de Disney : il est resté 1 semaine dans des grosses salles puis a été déplacé dans des petits salles (quand il avait de la chance), ou soit retiré carrément du cinéma.
Dans l'autre sens, tu as des distributeurs qui peuvent sortir des copies sur 50 salles. Ca marche bien en 1ère semaine, les 50 salles continuent de programmer et d'autres s'en rajoutent; Et tu montes au fur-et-à-mesure en nombre de diffusion, donc en nombre de salles.
[^] # Re: Pas de salle
Posté par Prae . En réponse au journal [Animation] Les Enfants Loups, Ame et Yuki. Évalué à 2.
Non, on avait avancé que cela faisait partie d'un tout : le coût des copies, les VPF, l'envie du distributeur, l'envie de l'exploitant, l'envie des spectateurs, des accords entre distributeur et exploitant et de la démarche commerciale et pertinente de diffuser un film de niche dans une salle de 50 places dans une petite ville de province qui - au bout du compte - tu sais qu'il ne fera que 5 spectateurs a tout casser. (A ce niveau, ils préfèrent envoyer une copie à la grande ville à côté que 10 dans des petits villes; sauf si économiquement, le distributeur saura que dans les 10 petites villes il va faire le plein à chaque séance).
Non, c'est comme cela. Cela a toujours été et cela le sera toujours. Les copies sont envoyés le lundi ou mardi. Certes certains les envoient avant mais la plupart des copies sont envoyés dès la sortie du labo directement vers les salles de cinéma.
Mon dieu, mais tu te relis quand tu ponds des trucs comme ca ???
Un lien rapidshare… 500 Go…. un contenu d'un studio. Ca fait très pro. Et pourquoi pas dl.free.fr aussi ?
Si je faisais cela, non seulement le studio m'appelle en furie (Nick?), mais en plus il y a rupture de contrat dans l'instant.
Oh! enfin, tu comprends. Tu sauras que les connexions "de merde" comme tu dis, c'est beaucoup.
Rapidement, la répartition au niveau des salles en France, c'est 15% publics. 35% associations; 50% exploitations privées.
Tous n'ont pas des backbones qui arrivent directement au sein du cinéma (et même pour les exploitations privées)
Que cela coûte cher, oui. Mais crois-moi, les exploitants roulent pas tous sur l'or. ~40% d'un billet à 9.5/10€; mais la plupart des billets sont autour des 6€ (source CNC); et encore, tu as les abonnements, où à partir de 3 films, ils commencent a y perdre…
Pour info, le prix par billet en France est entre 6,14 et 6,32€.
Malgré son prix parfois haut (+9€ dans certaines agglomérations) Il reste en dessous de l’indice d’inflation alors que les coûts par fauteuil (location, sécurité, gestion, …) ont explosés en 10 ans (+87%, passant de 1900€ à 3700€).
On se retrouve donc devant un dilemme pour l’exploitant entre la stagnation du prix du billet ce qui correspondra à une perte de revenu pour celui-ci. Ou bien une augmentation: mais pousser le curseur jusqu’à combien ? A ce niveau, on risque de se retrouver avec un ticket de cinéma au prix du marché japonais: 20€ environ.
En ce qui concerne la répartition d’un billet (à 7€):
41% du prix du billet revient donc à l’exploitant.
42% pour le distributeur.
La non-diversité est un tout : Coût des copies (prenons un film lambda c'est environ 400 copies, (400*200)+(400*600)+(400*30)
(200 = coût de la copie ; 600 = VPF; 30 = distribution numérique ou physique)
Cela te donne déjà 332.000 € (coût de copie total : 80.000 €)
Et encore, 400 copies, c'est lambda. Et pour le VPF, ca peut-être plus grand, comme le prix de la distribution num/phys.
Comme on dit : Get the fact.
Cela a un coût quoiqu'on en pense.
En France, cela représente 77.557 copies au total (chiffre 2008, donc on peut imaginer beaucoup plus maintenant)
Et là, je te parle que de la copie/distribution du film. Tu rajoutes à cela la traduction, le doublage, la post-production, l'agrément CNC (oui car il faut payer pour avoir un agrément) et enfin la publicité/marketing (affichage, trailer, facebook/twitter, etc…).
Tout ceci n'est pas gratuit, et même moi en tant que petit distributeur débrouillard, je ne peux réduire les coûts au dela d'un cap.
Je pense que tu n'as pas compris que cela importe peu ce qui est diffusé (sauf peut-être pour les cinémas Arts et Essais, mais eux survivent grâce aux aides du CNC et aux collectivités locales; beaucoup s'en cache)
L'important (pour l'exploitant) est de savoir combien de spectateur va venir en salle.
Si un exploitant pense qu'un petit film d'auteur fera remplir son cinéma, il prendra le film d'auteur avec grand plaisir.
Tu peux retourner le truc dans tous les sens : Le cinéma, c'est pas de la VOD, tu n'as pas une timeline infinie. Tu as des créneaux (7*5 = 35 séances). Si le film ne dépasse pas un cap de rentabilité (pour au moins faire vivre la salle de cinéma) dans ce créneau 35, il est directement retiré. Aucun état d'âme. Et cela est vrai aussi pour les films à gros budget. Regarde le four de "Carter" de Disney : il est resté 1 semaine dans des grosses salles puis a été déplacé dans des petits salles (quand il avait de la chance), ou soit retiré carrément du cinéma.
Dans l'autre sens, tu as des distributeurs qui peuvent sortir des copies sur 50 salles. Ca marche bien en 1ère semaine, les 50 salles continuent de programmer et d'autres s'en rajoutent; Et tu montes au fur-et-à-mesure en nombre de diffusion, donc en nombre de salles.