• [^] # Re: Pchit

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le cloud computing à la française. Évalué à 10.

    Concernant l'état investisseur il faut distinguer:

    • l'état investisseur et entrepreneur. C'était à la vieille époque où l'état se donnait encore pour but de recevoir le bénéfice de son investissement en investissant dans des entreprises d'état. Dans ces conditions, le personnel est recruté sur concours, payé au tarif fonction publique, dirigé in fine par des élus du peuple, et les bénéfices reviennent à l'état. Cela a donné des choses intéressantes: TGV, airbus, concorde, minitel.

    • L'état investisseur mais pas entrepreneur. C'est la nouvelle mode (depuis trente ans), où l'état investit, mais ne se donne pas pour but de recevoir le bénéfice de son investissement. Dans ces conditions, le personnel est recruté (削除) par copinage (削除ここまで) (削除) par débauchage (削除ここまで) de façon mystérieuse, payé par parachutes dorés ou au lance pierre selon son échelle sociale, dirigé in fine par (削除) l'appât du gain (削除ここまで) son propre intérêt, et les bénéfices lui reviennent à lui et aux actionnaires.

    Ici, on est clairement dans le second cas, pas dans le premier.

    J'écoutais il y a peu une interview sur france-cul à ce sujet, où il était question du minitel. Le minitel a été une réussite: Technologie pionnière à l'époque, il a été un succès financier, et pas seulement pour l'état, des entrepreneurs privés (Niel) s'y sont enrichis. On accuse l'état de s'être focalisé sur le minitel et d'avoir loupé le tournant internet. C'est juste faux. Au moment où internet a pointé le bout de son nez, l'idée d'investissement d'état avait du plomb dans l'aile. L'état ne s'est pas trompé de technologie, il a délaissé au privé le soin de l'investissement. Si le minitel est la dernière technologie d'état, ce n'est pas parce qu'elle a échoué, c'est parce que l'état à arrêté d'être entrepreneur à ce moment là.