Posté par eqfm .
En réponse au journal udev forké.
Évalué à 10.
Le truc qui me frappe avec systemd, et c’était déjà vrai avec Pulseaudio, c’est que je suis complètement largué. Largué par Linux, on pourrait me conseiller de passer à Windows. Sauf que pour comprendre le fonctionnement de Windows, il a fallu que je passe par Linux. Et du coup j’y suis resté.
La liberté de vérifier ou de retoucher le code source : pas les compétences pour ça. En revanche, la liberté de complicité avec le système, et d’en tirer le meilleur parti, Linux OK pour moi. La simplicité d’init de Slack ou d’Arch m’allaient très bien.
Linux a la réputation de ne pas être immédiatement abordable. Je le traduis autrement : il est formateur. Ou du moins il l’était. Beaucoup de windowsiens autour de moi n’arrivent pas à différencier le programme de son icône sur le bureau. Avec Linux, c’est impossible, et impossible de ne pas comprendre ce que sont un répertoire ou un fichier invisible.
Cette pédagogie ambulante était à mon avis le meilleur argument en faveur de Linux sur le bureau. Il est vrai que les facilitateurs comme Ubuntu conserveront une bonne valeur ajoutée par rapport à Windows. Il est vrai aussi que les arcanes n’ont jamais cessé d’être abscons.
Mais les profanes — entendre : tous ceux qui n’achètent pas un ordi pour devenir informaticiens — pouvaient apprendre avec Linux tout ce qu’ils ont besoin de savoir, tout ce qui permet de ne pas être largué devant sa bécane.
Or, voici qu’au bout de 15 ans d’utilisation, grâce à systemd d’abord, et surtout à la logique de débats d’initiés dont il procède si elle était amenée à s’étendre, je suis bouté hors du système. Un peu comme les bricoleurs sont dépassés par l’électronique des voitures.
Pas dramatique pour moi, si Arch casse je continuerai avec ma partition Xubuntu et le /home partagé. Mais j’entrevois disparaître le Linux que j’ai connu pédagogique, à forte valeur ajoutée pour l’utilisation familiale. Le Linux passerelle entre les pros et les quidams.
Linuxien risque de devenir être hacker ou ne pas être.
La curiosité de ne plus être un droit d’entrée suffisant.
Le créneau minoritaire de plutôt se réduire que s’agrandir.
Est-ce un bien, est-ce un mal, je ne trancherai pas.
# Loin de la foule
Posté par eqfm . En réponse au journal udev forké. Évalué à 10.
Le truc qui me frappe avec systemd, et c’était déjà vrai avec Pulseaudio, c’est que je suis complètement largué. Largué par Linux, on pourrait me conseiller de passer à Windows. Sauf que pour comprendre le fonctionnement de Windows, il a fallu que je passe par Linux. Et du coup j’y suis resté.
La liberté de vérifier ou de retoucher le code source : pas les compétences pour ça. En revanche, la liberté de complicité avec le système, et d’en tirer le meilleur parti, Linux OK pour moi. La simplicité d’init de Slack ou d’Arch m’allaient très bien.
Linux a la réputation de ne pas être immédiatement abordable. Je le traduis autrement : il est formateur. Ou du moins il l’était. Beaucoup de windowsiens autour de moi n’arrivent pas à différencier le programme de son icône sur le bureau. Avec Linux, c’est impossible, et impossible de ne pas comprendre ce que sont un répertoire ou un fichier invisible.
Cette pédagogie ambulante était à mon avis le meilleur argument en faveur de Linux sur le bureau. Il est vrai que les facilitateurs comme Ubuntu conserveront une bonne valeur ajoutée par rapport à Windows. Il est vrai aussi que les arcanes n’ont jamais cessé d’être abscons.
Mais les profanes — entendre : tous ceux qui n’achètent pas un ordi pour devenir informaticiens — pouvaient apprendre avec Linux tout ce qu’ils ont besoin de savoir, tout ce qui permet de ne pas être largué devant sa bécane.
Or, voici qu’au bout de 15 ans d’utilisation, grâce à systemd d’abord, et surtout à la logique de débats d’initiés dont il procède si elle était amenée à s’étendre, je suis bouté hors du système. Un peu comme les bricoleurs sont dépassés par l’électronique des voitures.
Pas dramatique pour moi, si Arch casse je continuerai avec ma partition Xubuntu et le /home partagé. Mais j’entrevois disparaître le Linux que j’ai connu pédagogique, à forte valeur ajoutée pour l’utilisation familiale. Le Linux passerelle entre les pros et les quidams.
Linuxien risque de devenir être hacker ou ne pas être.
La curiosité de ne plus être un droit d’entrée suffisant.
Le créneau minoritaire de plutôt se réduire que s’agrandir.
Est-ce un bien, est-ce un mal, je ne trancherai pas.