• [^] # Re: Titre

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi je suis libriste intégriste.. Évalué à 4.

    Merci!

    Ton commentaire et cet article m'ont enfin permis de mettre un nom sur une impression persistente: pourquoi le libre est-il si délaissé alors que je l'ai adopté par conviction? Comment se fait-il que je sois le seul à l'avoir perçu? Pourquoi devrait-ce être moi qui ai l'esprit fermé? Comment se fait-il que personne ne semble comprendre d'où me viennent mes convictions? Pourquoi ai-je tant de mal à transmettre ou faire partager ce qui pour moi est d'une évidence solaire? (Et en particulier à ceux qui font le même métier que moi)… etc etc bref, toutes les questions existentielles qui te viennent sur ce sujet particulier.

    L'article de Zylabon et ton commentaire ne sont pas incompatibles pour moi. On a d'un côté la réflexion du libriste convaincu, sans compromis, de l'autre le pragmatique qui a compris comment «les autres» fonctionnent, si je puis résumer ainsi.

    Je constate aussi dans la plupart des cas que les gens n'ont rien à faire de la liberté [dans le logiciel au moins]. Quant aux explications, tu en as donnés d'excellentes alors que je n'arrêtais pas de me demander pourquoi. Je pense en effet que l'informatique est une chose abstraite pour la plupart des gens, qui n'ont aucune envie ni besoin de comprendre — combien de fois entends-je des incongruités du genre « ce sont les mystères de l'informatique » … Par contre je ne sais si c'est le besoin de rêver ou les sirènes de l'ignorance qui les maintient dans cette torpeur confortable. (« Ignorance is bliss »…)

    Mais au final, ce qui est rassurant, c'est que le monde — je veux dire l'intégralité des utilisateurs de l'outil informatique quel qu'il soit — devra d'abord faire sa révolution copernicienne avant de commencer à s'intéresser sérieusement à ces questions philosophiques qui nous occupent depuis longtemps, nous les «geeks», «sociopathes» et «névrosés»; et ça confirme en substance ce que je pense depuis le début: notre devoir est de continuer sans relâche à éduquer, informer et répéter inlassablement, jusqu'à ce que le déclic se fasse. Ce passage est incontournable.