• [^] # Re: La fin d'une époque

    Posté par . En réponse au journal Neil Armstrong bronsonisé. Évalué à 7.

    En effet, le voyage aller-retour vers Mars est particulièrement long ce qui a des conséquences biologiques et psychologiques sur l'équipage. Il est intéressant de pouvoir étudier en grandeur nature tout ceci

    Ça se fait déjà, ça s'appelle Mars 500 et ça consiste à enfermer six bonshommes dans un baraquement pendant quatre mois et voir si ça se passe bien ou c'est en train de virer à Half Life. Avantages : c'est très facile à mettre en place, ça ne coûte pas grand chose et surtout, on peut intervenir si ça se passe mal. Si ton vaisseau est déjà à mi-chemin entre la Terre et Mars, c'est plus difficile.

    car si on envisage un jour de coloniser d'autres planètes, il faudrait connaitre ces effets avant avec plus de précision qu'aujourd'hui. ;)

    'faudrait déjà commencer à coloniser la première avant de songer à coloniser les (éventuelles) autres.

    Puis l'humain sait aujourd'hui faire plus de manipulation que les robots ce qui peut être intéressant pour l'étude de Mars malgré tout.

    Oui, mais il faut vraiment se rendre compte qu'en l'état actuel des choses, il n'y a vraiment rien à f..tre sur Mars ! :-) Y a pas un McDo, pas un ciné, et d'une manière générale, aucune infrastructure pour faire vivre durablement des astronautes pendant la durée d'une mission. Il faudrait que ce soit le vaisseau spatial lui-même qui serve de base au sol, avec des vivres, des systèmes de recyclage et de production d'énergie pour plusieurs mois (parce qu'on est pas dans la banlieue terrestre comme dans le cas d'Apollo) et qui soit capable de repartir de lui-même vers la Terre. Et une fois passé les 24 premières heures à forer des cailloux, nos astronautes risquent de s'ennuyer plus encore que les lofteurs d'il y a dix ans.

    Je pense qu'à partir de notre époque, les vrais colons à venir seront tous des robots et que la conquête d'un milieu hostile se fera exactement comme on a construit l'ISS : en livrant, les uns à après les autres, une suite de modules successifs qui seront assemblés de manière automatisée jusqu'à ce qu'il y en ait suffisamment pour accueillir décemment une première délégation humaine, qui pourra alors prendre à sa charge le pilotage du reste de la mission et à partir de quoi tout s'accélérera.