Mais je pense qu'il faut traiter les choses au cas par cas (ce que fait la justice a priori).
Le problème du cas par cas, c'est que ça s'attaque au problème individuel, et pas au problème social.
Soit tu punis plus sévèrement le coupable de harcèlement, mais dans ce cas, tu fais exactement ce qui m'a été critiqué par ceux qui ont cru que je demandais des condamnations individuelles plus lourde en fonction du statut de la victime.
Soit tu ne fais rien, et le harcèlement n'est pas pris en compte.
Soit tu condamnes de la même façon mais tu rajoutes "notons que cet acte est plus grave que les autres car il s'agit d'une forme de harcèlement", et là, tu fais exactement ce que font les journaux lorsqu'ils parlent prioritairement plus des délits raciste envers les noirs que des délits raciste envers les blancs.
Ce qui les discrédite, c'est de faire une hiérarchie des racismes sans l'afficher clairement.
"afficher clairement": comme tu le dis, le groupe social étudié est dans le nom de l'association, difficile de faire plus clair.
Je pense que le problème, ce sont les gens qui disent "c'est scandaleux, il y a plus d'associations qui s'occupent du racisme anti-noir que du racisme anti-blanc". Pour moi, c'est normal: le racisme anti-noir est plus grave que le racisme anti-blanc, car un même acte envers un noir ou un blanc aura des conséquences différentes (de la même façon que l'étude que je citais montrait entre autres que quand un homme était interrompu, cela ne l'excluait pas du débat, tandis que quand une femme était interrompue, elle avait tendance à se taire ensuite, conséquence du fait qu'elle se place elle-même inconsciemment dans un statut de dominée)
Je dis que je suis plutôt d'accord quant au sentiment d'infériorité des groupes en question. Mais pas que c'est la réalité dans les faits.
Mais la définition d'un groupe en situation de dominé EST le fait d'avoir un sentiment d'infériorité. Comme je l'ai dit par ailleurs, dominé/dominant ne signifie pas esclave/fouet.
Si les individus rattachés à un groupe social ont en moyenne un sentiment d'infériorité par rapport à ceux d'un autre groupe social, c'est que leur groupe social est dominé. On peut être en situation de dominant sans le vouloir.
si le bouc émissaire était en fait méchant et que les autres étaient des gentils justiciers
Cela implique là qu'il y aurait eu un acte "méchant" du faux bouc émissaire. Lorsque tu évalues la fréquence des actes pour voir s'il y a un problème, tu considères toutes les interactions. Si tu ne le fait pas, c'est que tu considères que, par exemple, recevoir 5 "béquilles" est un harcèlement, mais recevoir 1 béquille, 1 coup de poing, 1 injure, 1 crachat et 1 lancé de caillou ne constitue pas un harcèlement.
Maintenant, si tu considères toutes les interactions, tu sauras si le bouc émissaire est lui-même méchant ou pas.
Quand un noir se prend une remarque raciste, faut-il faire la morale à tous les blancs, dont la majorité ne sont pas racistes ?
C'est ce que je dis: il faut condamner l'acte en lui-même. Lorsque tu dis à une classe "faire des béquilles à un bouc émissaire, c'est lâche", les boucs émissaires n'ont pas l'impression de recevoir la morale. Les personnes neutres non plus. Les seuls qui ont l'impression de recevoir la morale, ce sont ceux qui s'identifient au groupe qui donne des béquilles aux boucs émissaires (qu'ils en aient eux-même faite ou pas).
Si un journal dit "encore une agression anti-noir dans tel quartier, la police condamne vivement les faits", si tu dis "ouais, la police est toujours plus prompte à nous condamner nous plutôt que les noirs, hein", c'est que tu te considères comme faisant partie du groupe qui a été condamné par la police.
Si maintenant la communication est mal faite et/ou que c'est le groupe social des dominés qui est condamné et pas l'acte, alors, ce n'est pas ce que je prône.
Le groupe des noirs se sent-ils en infériorité à cause du comportement des blancs ou bien y a t-il d'autres paramètres ?
Peu importe les raisons de la situation d'infériorité. Si tu fais une béquille à un type handicapé, ton acte sera considère moralement plus grave que si tu en faisais une à un type valide, parce que le type handicapé ne pourra pas se défendre, vivra ça comme une exclusion supplémentaire par rapport à son exclusion "naturelle", … Peu importe que tu sois ou non responsable de la situation de faiblesse du type handicapé.
Quand une femme se fait violer, faut-il faire porter la responsabilité sur les hommes alors que 99% des hommes ne violeront personne de toute leur vie ?
Soit la responsabilité est portée sur les hommes en général, sans distinction, et dans ce cas, ce n'est pas ce que je prône.
Soit la responsabilité est portée sur les comportements des hommes qui ont favorisé le climat permettant de voir apparaitre les viols, et dans ce cas, si un homme se sent visé, c'est qu'il s'identifie inconsciemment comme qlq'un capable d'avoir ces comportements.
Le premier cas est assez rare: j'ai rarement vu des féministes considérant comme coupable un homme juste parce que c'est un homme. Par exemple, bien que j'ai participé à plusieurs débats, je n'ai jamais été désigné comme coupable par une féministe. Pourtant, je suis un homme. (maintenant, ça peut évidemment arriver)
Par contre, j'ai souvent vu des gens à qui on reprochait d'avoir un comportement, et en déduire que tout les hommes étaient visés.
J'ai aussi vu des gens observer la condamnation d'un comportement et en conclure que tout les hommes étaient visés.
[^] # Re: Compilation
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Actualité geek-féministe de l'été. Évalué à 3.
Le problème du cas par cas, c'est que ça s'attaque au problème individuel, et pas au problème social.
Soit tu punis plus sévèrement le coupable de harcèlement, mais dans ce cas, tu fais exactement ce qui m'a été critiqué par ceux qui ont cru que je demandais des condamnations individuelles plus lourde en fonction du statut de la victime.
Soit tu ne fais rien, et le harcèlement n'est pas pris en compte.
Soit tu condamnes de la même façon mais tu rajoutes "notons que cet acte est plus grave que les autres car il s'agit d'une forme de harcèlement", et là, tu fais exactement ce que font les journaux lorsqu'ils parlent prioritairement plus des délits raciste envers les noirs que des délits raciste envers les blancs.
"afficher clairement": comme tu le dis, le groupe social étudié est dans le nom de l'association, difficile de faire plus clair.
Je pense que le problème, ce sont les gens qui disent "c'est scandaleux, il y a plus d'associations qui s'occupent du racisme anti-noir que du racisme anti-blanc". Pour moi, c'est normal: le racisme anti-noir est plus grave que le racisme anti-blanc, car un même acte envers un noir ou un blanc aura des conséquences différentes (de la même façon que l'étude que je citais montrait entre autres que quand un homme était interrompu, cela ne l'excluait pas du débat, tandis que quand une femme était interrompue, elle avait tendance à se taire ensuite, conséquence du fait qu'elle se place elle-même inconsciemment dans un statut de dominée)
Mais la définition d'un groupe en situation de dominé EST le fait d'avoir un sentiment d'infériorité. Comme je l'ai dit par ailleurs, dominé/dominant ne signifie pas esclave/fouet.
Si les individus rattachés à un groupe social ont en moyenne un sentiment d'infériorité par rapport à ceux d'un autre groupe social, c'est que leur groupe social est dominé. On peut être en situation de dominant sans le vouloir.
Cela implique là qu'il y aurait eu un acte "méchant" du faux bouc émissaire. Lorsque tu évalues la fréquence des actes pour voir s'il y a un problème, tu considères toutes les interactions. Si tu ne le fait pas, c'est que tu considères que, par exemple, recevoir 5 "béquilles" est un harcèlement, mais recevoir 1 béquille, 1 coup de poing, 1 injure, 1 crachat et 1 lancé de caillou ne constitue pas un harcèlement.
Maintenant, si tu considères toutes les interactions, tu sauras si le bouc émissaire est lui-même méchant ou pas.
C'est ce que je dis: il faut condamner l'acte en lui-même. Lorsque tu dis à une classe "faire des béquilles à un bouc émissaire, c'est lâche", les boucs émissaires n'ont pas l'impression de recevoir la morale. Les personnes neutres non plus. Les seuls qui ont l'impression de recevoir la morale, ce sont ceux qui s'identifient au groupe qui donne des béquilles aux boucs émissaires (qu'ils en aient eux-même faite ou pas).
Si un journal dit "encore une agression anti-noir dans tel quartier, la police condamne vivement les faits", si tu dis "ouais, la police est toujours plus prompte à nous condamner nous plutôt que les noirs, hein", c'est que tu te considères comme faisant partie du groupe qui a été condamné par la police.
Si maintenant la communication est mal faite et/ou que c'est le groupe social des dominés qui est condamné et pas l'acte, alors, ce n'est pas ce que je prône.
Peu importe les raisons de la situation d'infériorité. Si tu fais une béquille à un type handicapé, ton acte sera considère moralement plus grave que si tu en faisais une à un type valide, parce que le type handicapé ne pourra pas se défendre, vivra ça comme une exclusion supplémentaire par rapport à son exclusion "naturelle", … Peu importe que tu sois ou non responsable de la situation de faiblesse du type handicapé.
Soit la responsabilité est portée sur les hommes en général, sans distinction, et dans ce cas, ce n'est pas ce que je prône.
Soit la responsabilité est portée sur les comportements des hommes qui ont favorisé le climat permettant de voir apparaitre les viols, et dans ce cas, si un homme se sent visé, c'est qu'il s'identifie inconsciemment comme qlq'un capable d'avoir ces comportements.
Le premier cas est assez rare: j'ai rarement vu des féministes considérant comme coupable un homme juste parce que c'est un homme. Par exemple, bien que j'ai participé à plusieurs débats, je n'ai jamais été désigné comme coupable par une féministe. Pourtant, je suis un homme. (maintenant, ça peut évidemment arriver)
Par contre, j'ai souvent vu des gens à qui on reprochait d'avoir un comportement, et en déduire que tout les hommes étaient visés.
J'ai aussi vu des gens observer la condamnation d'un comportement et en conclure que tout les hommes étaient visés.