Les sociologues, c'est leur métier de faire des modèles, de réfléchir etc. Ils ont droit de défendre les approches qu'ils veulent.
Pas vraiment: ils ne peuvent défendre leurs approches qu'avec des arguments, sans quoi, ils perdent leur crédibilité.
Un sociologue, même s'il le souhaite, ne pourra pas défendre que tout les maux de la société sont dus au fait qu'on ne se méfie pas assez des grand-mères. Ici, sur linuxfr, on peut le faire, il suffit ensuite de conseiller de regarder un épisode de South Park qui confirme que si on ne fait pas gaffe, on risque de se faire frapper par sa grand mère ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Butterballs ).
Ta vision de l'injustice n'est pas la même que la mienne.
Ma vision, c'est simplement: on a une insulte + un harcèlement. Toi, tu dis que le harcèlement n'est pas un problème et qu'il ne mérite pas d'être contre-carré, puisque tu prétends qu'une situation "insulte + harcèlement" doit être traitée comme une situation "insulte".
C'est ça que je ne comprends pas dans ton raisonnement.
La LICRA et le MRAP ont une approche communautaire du racisme
Je ne vois pas trop en quoi ça les discrédite. Le problème serait là s'il n'y avait QUE ces associations, mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, il reste la HALDE et l'Observatoire des discriminations, ce qui répond bien à ta question.
Je crois à ces études sur les dialogues. J'ai pu observer que les femmes ont souvent moins confiance en elles que les hommes.
Pourtant, l'étude est tout aussi communautaire, puisqu'elle se focalise sur le comportement des membres des communautés patriarcales. D'ailleurs, qu'elle est la différence entre le groupe "des individus qui sont de sexe féminin" et "le groupe des individus qui sont une première génération d'étranger issu d'afrique" ? Tu dis "oui, ça, je suis d'accord" alors que la méthode est la même.
Il a des tas de gens que tu classerais dans ton groupe dominé qui sont en fait plutôt dominants, des gens qui sont au milieu, etc.
Je ne classe pas les individus dans des groupes. Une femme qui s'offusque de "bigboobs" est dans quel groupe ? le groupe des dominées ? dans ce cas, pourquoi s'offusque-t-elle (s'offusquer n'est pas une réaction de dominés) ?
D'ailleurs, un individu ne reste pas toujours dans une même classe.
Ce qui compte pour définir le groupe, ce n'est pas le comportement de ses individus, c'est le comportement global, moyen.
Le groupe social n'est pas un ensemble d'individu fini. Le groupe social est le résultat d'existence d’interactions sociales.
Quand je dis "un individu appartient à ce groupe social", je ne dis pas "cet individu fait partie de l'ensemble X constitué de Norbert, Raymond et Georges", je dis "cet individu est susceptible d'interagir de cette façon avec cet autre groupe social".
Quand je parle de "membre de ce groupe social", c'est un "individu qui typiquement sera rattaché à ce groupe social".
Le seul classement que je fais, c'est:
est-ce l'acte en lui-même a un effet sur le comportement moyen du groupe en question ?
Notons aussi que la classe individuelle de l'individu qui commet l'acte ne compte pas vraiment, mais ce qui compte, c'est le rapport social entre l'individu qui commet l'acte et l'individu qui est victime de l'acte.
Surtout encore une fois que la vulnérabilité d'un groupe social est difficile à déterminer.
Non, c'est assez facile à déterminer: quel est la fréquence à laquelle les actes se commettent ?
Est-il facile à délimiter ?
Quel est le problème exactement ? Reprends l'exemple des béquilles de Alek_Lyon : comment détermines-tu quels élèves font partie des bouc émissaire ? et ceux qui font partie des brutes ? à partir de combien de coup y a-t-il harcèlement ? si je regarde en rigolant un bouc émissaire se faire taper, est-ce que je fais partie des bourreaux ? si je n'ai participé à rien, mais que demain je me retrouve soit bourreau, soit bouc émissaire, comment fais-tu pour me classer correctement (car j'étais déjà à l'époque dans un groupe social: si j'étais un futur bourreau, le fait de voir les bourreaux m'a influencé différemment que dans le cas où j'étais un futur bouc émissaire) ?
Pourtant, la question n'est pas là: il faut différencier les groupes sociaux et les individus. Le classement des individus dans des groupes sociaux ne sert à rien.
Par contre, tu peux facilement remarquer qu'il existe un groupe dominant et un groupe dominé:
est-ce qu'il y a une répartition disproportionnée de coup de béquilles ? est-ce que certains en reçoivent plus que d'autres ? tu peux éventuellement identifier 1 bourreau et 1 bouc émissaire.
Mais c'est tout ce qui est nécessaire à ce que je propose. Une fois que tu as fait ça, tu peux:
- punir de X points TOUT coup de béquilles, peu importe s'il vient d'un bourreau ou d'un bouc émissaire
- condamner plus sévèrement les actes "bourreaux -> boucs émissaires" en lorsque tu identifies que ce problème existe (en condamnant l'acte lui-même, pas l'individu)
Tout ceci ne nécessite pas de définir des ensembles de gens avec "Norbert, dans le groupe A, Raymond, dans le groupe B, Simone, dans le groupe A, …".
Tu peux même tu focaliser sur des échantillons plus susceptibles d'être boucs émissaires (par exemple, les matheux). Tu appelles alors ça "le groupe social des matheux" et tu l'utilises pour évaluer la fréquence des actes. Cela ne veut pas dire que tout les matheux font partie des boucs émissaires ou que tout les non matheux n'en font pas partie.
Bref, comme tu le vois, la classification des individus est inutile.
[^] # Re: Compilation
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Actualité geek-féministe de l'été. Évalué à 2.
Pas vraiment: ils ne peuvent défendre leurs approches qu'avec des arguments, sans quoi, ils perdent leur crédibilité.
Un sociologue, même s'il le souhaite, ne pourra pas défendre que tout les maux de la société sont dus au fait qu'on ne se méfie pas assez des grand-mères. Ici, sur linuxfr, on peut le faire, il suffit ensuite de conseiller de regarder un épisode de South Park qui confirme que si on ne fait pas gaffe, on risque de se faire frapper par sa grand mère ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Butterballs ).
Ma vision, c'est simplement: on a une insulte + un harcèlement. Toi, tu dis que le harcèlement n'est pas un problème et qu'il ne mérite pas d'être contre-carré, puisque tu prétends qu'une situation "insulte + harcèlement" doit être traitée comme une situation "insulte".
C'est ça que je ne comprends pas dans ton raisonnement.
Je ne vois pas trop en quoi ça les discrédite. Le problème serait là s'il n'y avait QUE ces associations, mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, il reste la HALDE et l'Observatoire des discriminations, ce qui répond bien à ta question.
Pourtant, l'étude est tout aussi communautaire, puisqu'elle se focalise sur le comportement des membres des communautés patriarcales. D'ailleurs, qu'elle est la différence entre le groupe "des individus qui sont de sexe féminin" et "le groupe des individus qui sont une première génération d'étranger issu d'afrique" ? Tu dis "oui, ça, je suis d'accord" alors que la méthode est la même.
Je ne classe pas les individus dans des groupes. Une femme qui s'offusque de "bigboobs" est dans quel groupe ? le groupe des dominées ? dans ce cas, pourquoi s'offusque-t-elle (s'offusquer n'est pas une réaction de dominés) ?
D'ailleurs, un individu ne reste pas toujours dans une même classe.
Ce qui compte pour définir le groupe, ce n'est pas le comportement de ses individus, c'est le comportement global, moyen.
Le groupe social n'est pas un ensemble d'individu fini. Le groupe social est le résultat d'existence d’interactions sociales.
Quand je dis "un individu appartient à ce groupe social", je ne dis pas "cet individu fait partie de l'ensemble X constitué de Norbert, Raymond et Georges", je dis "cet individu est susceptible d'interagir de cette façon avec cet autre groupe social".
Quand je parle de "membre de ce groupe social", c'est un "individu qui typiquement sera rattaché à ce groupe social".
Le seul classement que je fais, c'est:
est-ce l'acte en lui-même a un effet sur le comportement moyen du groupe en question ?
Notons aussi que la classe individuelle de l'individu qui commet l'acte ne compte pas vraiment, mais ce qui compte, c'est le rapport social entre l'individu qui commet l'acte et l'individu qui est victime de l'acte.
Non, c'est assez facile à déterminer: quel est la fréquence à laquelle les actes se commettent ?
Quel est le problème exactement ? Reprends l'exemple des béquilles de Alek_Lyon : comment détermines-tu quels élèves font partie des bouc émissaire ? et ceux qui font partie des brutes ? à partir de combien de coup y a-t-il harcèlement ? si je regarde en rigolant un bouc émissaire se faire taper, est-ce que je fais partie des bourreaux ? si je n'ai participé à rien, mais que demain je me retrouve soit bourreau, soit bouc émissaire, comment fais-tu pour me classer correctement (car j'étais déjà à l'époque dans un groupe social: si j'étais un futur bourreau, le fait de voir les bourreaux m'a influencé différemment que dans le cas où j'étais un futur bouc émissaire) ?
Pourtant, la question n'est pas là: il faut différencier les groupes sociaux et les individus. Le classement des individus dans des groupes sociaux ne sert à rien.
Par contre, tu peux facilement remarquer qu'il existe un groupe dominant et un groupe dominé:
est-ce qu'il y a une répartition disproportionnée de coup de béquilles ? est-ce que certains en reçoivent plus que d'autres ? tu peux éventuellement identifier 1 bourreau et 1 bouc émissaire.
Mais c'est tout ce qui est nécessaire à ce que je propose. Une fois que tu as fait ça, tu peux:
- punir de X points TOUT coup de béquilles, peu importe s'il vient d'un bourreau ou d'un bouc émissaire
- condamner plus sévèrement les actes "bourreaux -> boucs émissaires" en lorsque tu identifies que ce problème existe (en condamnant l'acte lui-même, pas l'individu)
Tout ceci ne nécessite pas de définir des ensembles de gens avec "Norbert, dans le groupe A, Raymond, dans le groupe B, Simone, dans le groupe A, …".
Tu peux même tu focaliser sur des échantillons plus susceptibles d'être boucs émissaires (par exemple, les matheux). Tu appelles alors ça "le groupe social des matheux" et tu l'utilises pour évaluer la fréquence des actes. Cela ne veut pas dire que tout les matheux font partie des boucs émissaires ou que tout les non matheux n'en font pas partie.
Bref, comme tu le vois, la classification des individus est inutile.