Et encore, là, c'est très très soft. La discrimination positive, elle, c'est du lourd, avec une vraie discrimination des personnes et pas des groupes sociaux impersonnels (ce qui décuple les impacts négatifs et en crée d'autres, sans pour autant amener d'avantages).
On est d'accord sur l'effet négatif de la discrimination positive.
Et pourtant, même si cette approche est contestée, certains sociologues continuent à défendre cette approche, résultats à l'appui, en expliquant que les effets positifs non seulement sont plus important que les effets négatifs, mais qu'à terme, les effets positifs (tel qu'une meilleur intégration) annulent les effets négatifs précédemment créé.
Les sociologues, c'est leur métier de faire des modèles, de réfléchir etc. Ils ont droit de défendre les approches qu'ils veulent.
Bref, c'est ton avis (ou plutôt ta vision, avec uniquement les éléments que tu as sous les yeux, comme tout le monde). C'est pas suffisamment supporté par des arguments pour me convaincre que ça vaut le coût de commettre des injustices.
Ta vision de l'injustice n'est pas la même que la mienne.
Pourquoi, dans un contexte européen, considères-tu que les noirs sont dominés et les blancs dominants ?
Car c'est le résultat d'étude sociologique utilisant des procédures scientifiques objectives, le tout obtenu par plusieurs centres d'études (HALDE, Observatoire des discriminations, LICRA, MRAP, …)
La LICRA et le MRAP ont une approche communautaire du racisme. La LICRA, rien que dans son nom, fait une distinction entre les racismes.
De plus, les noirs sont ils socialement défavorisés dans la société à cause du racisme des autres ? Peut-être, en tous cas pas seulement. C'est aussi parce que pour beaucoup, ce sont des immigrés avec peu de diplômes, ou des descendants de ceux-ci.
Je rappelle qu'un rapport dominé/dominant, ce n'est pas non un rapport esclave/fouet: les femmes, par exemple, malgré le fait que les hommes ne se sentent pas dominant et les femmes ne se sentent pas dominée, constituent un groupe dominé. Les études l'ont montré, notamment en montrant la répartition du temps et les comportements lors de dialogue mixte.
Je crois à ces études sur les dialogues. J'ai pu observer que les femmes ont souvent moins confiance en elles que les hommes.
Et toi, pourquoi considères-tu que malgré tout les résultats scientifiques sur le sujet, l'existence de groupe dominé et dominant doit être remise en cause ?
Parce que ce raisonnement par groupe, ça me parait être un beau modèle théorique, mais mal s'appliquer à la pratique. Il a des tas de gens que tu classerais dans ton groupe dominé qui sont en fait plutôt dominants, des gens qui sont au milieu, etc.
Je le répète: il faut différencier les dégâts individuels et les dégâts sociaux.
D'accord
Quelque soit son appartenance sociale, un individu discriminé sera traité
identiquement.
Par contre, en fonction de la vulnérabilité du groupe social, il y aura plus ou moins de dégâts qu'il faut bien considérer.
Pas d'accord. Surtout encore une fois que la vulnérabilité d'un groupe social est difficile à déterminer. Quels sont les critères ? Est-il facile à délimiter ?
[^] # Re: Compilation
Posté par Jiel (site web personnel) . En réponse au journal Actualité geek-féministe de l'été. Évalué à 3. Dernière modification le 21 août 2012 à 16:59.
On est d'accord sur l'effet négatif de la discrimination positive.
Les sociologues, c'est leur métier de faire des modèles, de réfléchir etc. Ils ont droit de défendre les approches qu'ils veulent.
Ta vision de l'injustice n'est pas la même que la mienne.
La LICRA et le MRAP ont une approche communautaire du racisme. La LICRA, rien que dans son nom, fait une distinction entre les racismes.
De plus, les noirs sont ils socialement défavorisés dans la société à cause du racisme des autres ? Peut-être, en tous cas pas seulement. C'est aussi parce que pour beaucoup, ce sont des immigrés avec peu de diplômes, ou des descendants de ceux-ci.
Je crois à ces études sur les dialogues. J'ai pu observer que les femmes ont souvent moins confiance en elles que les hommes.
Parce que ce raisonnement par groupe, ça me parait être un beau modèle théorique, mais mal s'appliquer à la pratique. Il a des tas de gens que tu classerais dans ton groupe dominé qui sont en fait plutôt dominants, des gens qui sont au milieu, etc.
D'accord
Pas d'accord. Surtout encore une fois que la vulnérabilité d'un groupe social est difficile à déterminer. Quels sont les critères ? Est-il facile à délimiter ?