C'est la pression sur les corps qui n'a jamais été aussi grande dans les sociétés occidentales de l'ère chrétienne (les scarifications et les mutilations rituelles que l'on retrouve dans de nombreuses sociétés et tribus à travers le monde, c'est l'inscription de la loi directement sur et dans les corps, et ce sont des contraintes corporelles d'un tout autre degré que celles auxquelles la majorité des occidentaux sont de nos jours soumis).
Mais ce n'est pas une conséquence du sexisme, plutôt une conséquence de la marchandisation des corps, voire aussi de l'émergence des biopouvoirs.
L'identité sociale (et sexuelle) est devenue un produit comme un autre, voire même le produit par excellence, et le corps un attribut de cette identité : l'on nous vend et l'on vend donc des codes corporels, et c'est en tant que marchandises que se découvrent les codes corporels (qui ont toujours existé, mais se confondaient jusque là avec des codes religieux - circoncision, excision, scarifications et mutilations rituelles, chasteté et tempérance cléricale, etc.).
Il se peut que les femmes furent, dans les années 50-60, les premières à être l'objet de ce circuit de marchandisation des corps et des codes corporels (ce qui serait somme toute assez logique) mais je ne pense pas que ce soit encore le cas.
Un homme politique des années cinquante n'aurait pas eu à se soucier de son physique. De nos jours, l'on retouche les photos de Sarkozy, et Hollande se soumet à un régime alimentaire pour améliorer son image médiatique.
Dans les salles de musculation, il y a actuellement autant d'hommes que de femmes.
C'était, il y a quelques décennies, une affaire de femmes que de faire preuve de coquetterie ; aujourd'hui, on a les métrosexuels et une conception de la virilité qui n'est pas incompatible avec l'épilation des sourcils et les crèmes hydratantes pour hommes.
Sinon, il me semble que tu as une conception du féminisme qui est très influencée par les gender studies (puisque les codes tendant à définir, fixer et différencier les genres te semblent sexistes), me trompé-je ?
Il ne serait peut-être pas inutile de rappeler qu'il n'y a pas qu'un seul féminisme (et, par conséquent, pas qu'une seule conception du machisme - sur laquelle il serait malgré tout intéressant de chercher à s'accorder).
[^] # Re: Compilation
Posté par Passant . En réponse au journal Actualité geek-féministe de l'été. Évalué à 3.
C'est la pression sur les corps qui n'a jamais été aussi grande dans les sociétés occidentales de l'ère chrétienne (les scarifications et les mutilations rituelles que l'on retrouve dans de nombreuses sociétés et tribus à travers le monde, c'est l'inscription de la loi directement sur et dans les corps, et ce sont des contraintes corporelles d'un tout autre degré que celles auxquelles la majorité des occidentaux sont de nos jours soumis).
Mais ce n'est pas une conséquence du sexisme, plutôt une conséquence de la marchandisation des corps, voire aussi de l'émergence des biopouvoirs.
L'identité sociale (et sexuelle) est devenue un produit comme un autre, voire même le produit par excellence, et le corps un attribut de cette identité : l'on nous vend et l'on vend donc des codes corporels, et c'est en tant que marchandises que se découvrent les codes corporels (qui ont toujours existé, mais se confondaient jusque là avec des codes religieux - circoncision, excision, scarifications et mutilations rituelles, chasteté et tempérance cléricale, etc.).
Il se peut que les femmes furent, dans les années 50-60, les premières à être l'objet de ce circuit de marchandisation des corps et des codes corporels (ce qui serait somme toute assez logique) mais je ne pense pas que ce soit encore le cas.
Un homme politique des années cinquante n'aurait pas eu à se soucier de son physique. De nos jours, l'on retouche les photos de Sarkozy, et Hollande se soumet à un régime alimentaire pour améliorer son image médiatique.
Dans les salles de musculation, il y a actuellement autant d'hommes que de femmes.
C'était, il y a quelques décennies, une affaire de femmes que de faire preuve de coquetterie ; aujourd'hui, on a les métrosexuels et une conception de la virilité qui n'est pas incompatible avec l'épilation des sourcils et les crèmes hydratantes pour hommes.
Sinon, il me semble que tu as une conception du féminisme qui est très influencée par les gender studies (puisque les codes tendant à définir, fixer et différencier les genres te semblent sexistes), me trompé-je ?
Il ne serait peut-être pas inutile de rappeler qu'il n'y a pas qu'un seul féminisme (et, par conséquent, pas qu'une seule conception du machisme - sur laquelle il serait malgré tout intéressant de chercher à s'accorder).