• # Un outil est pas mauvais en soi, il dépend de l'utilisateur

    Posté par . En réponse au journal Conseils aux libristes, 2ème partie: résister à la tentation de la réécriture à partir de zéro. Évalué à 1. Dernière modification le 13 août 2012 à 09:21.

    Je rebondis sur l’exemple de GNOME. Les utilisateurs râleurs voient souvent ça uniquement de leur point de vue, mais techniquement, gnome 3 est une bonne chose.

    Je pense qu'il était nécessaire de se débarrasser du gnome-panel vieillissant, avec des technos aussi moches que bonobo, ou de l'architecture GTK 2, peut souple, et pas vraiment adaptée aux nouvelles problématiques de portabilité. GTK3 introduit par exemple un moteur de thème standard basé sur CSS, et la notion de backend de dessin GDK.

    En outre, gnome 3 n'est pas vraiment une réécriture de zéro, c'est la réécriture de l'interface basée sur des mises à jours majeures de la plateforme. On peut pas dire que GTK ai été complètement réécrit, ni la glib, ni beaucoup de libs, ni même les applications comme nautilus, epiphany, evolution, etc etc. Mutter non plus n'est pas vraiment une réécriture de metacity mais une modification en profondeur pour plus de modularité et l'intégration du composite. Le reste s'apparente plus à une écriture qu'une ré-écriture et touche beaucoup plus à l'UI qu'a la base de code de gnome. Après, il y a eu aussi des ré-écritures inutiles comme gnome-disks, mais c'est récent et assez marginal.

    Mais, tout ça pour conclure que la ré-écriture de zéro n'est pas mauvaise en soi. Il ne faut pas avoir peur de s'y lancer, mais il ne faut pas s'y lancer non à plus bras ouverts. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de ré-écrire une architecture peu adaptée, mais il faut toujours tenter de récupérer le maximum de code existant, même si on repart de zéro sur l'architecture.